vignette|Chaîne humaine à Šiauliai, Lituanie, le . vignette|La plaque STEBUKLAS (qui signifie « miracle ») à côté de la cathédrale de Vilnius, à l'endroit où la chaîne humaine aurait débuté. vignette|Les participants portaient souvent un badge aux couleurs des trois pays, ainsi qu'une radio afin de suivre l'évolution rapide de la situation. La voie balte (Balti kett ; Baltijas ceļš ; Baltijos kelias ; en Балтийский путь, Baltiïskiï pout’) est le nom donné à une chaîne humaine allant de Vilnius à Tallinn, en passant par Riga, soit en tout, pour demander l'indépendance des pays baltes de l'URSS le , dans le cadre de la révolution chantante. Plus de deux millions de personnes, soit environ un tiers de la population, participèrent à cette manifestation qui mena vers un durcissement de l'attitude de Moscou vis-à-vis de ces républiques soviétiques. Le choix de la date est dû à la commémoration du cinquantenaire du pacte germano-soviétique. Avec l'arrivée de Mikhaïl Gorbatchev (1985) au poste de Premier secrétaire du PCUS, commencent la glasnost et la perestroïka. Cette libéralisation entraîne une contestation de la domination soviétique, notamment dans les Pays baltes (annexés en 1940) et qui ont subi une politique agressive de russification et de colonisation de peuplement, de la part du pouvoir central. Le , dans la cadre de la révolution chantante, près de deux millions d’Estoniens, de Lettons et de Lituaniens se tenant par la main ont formé une chaîne humaine de de long, traversant les trois pays baltes pour exprimer leur condamnation du passé et leur espoir en l’avenir. Ce fut leur manière de célébrer le du pacte Molotov-Ribbentrop. Signé en 1939 par les ministres des Affaires étrangères de l’Union soviétique et de l’Allemagne nazie, le protocole de cet accord secret définissait la répartition des territoires situés entre les frontières de ces deux pays, dont les trois États baltes. C’est seulement le que le contenu de cet accord a été rendu public.