La via ferrata (de l'italien « voie ferrée ») est un itinéraire aménagé dans une paroi rocheuse, équipé avec des éléments métalliques spécifiques (, échelles, rampes, etc.) destinés à faciliter la progression. La sécurité est optimale grâce à une ligne de vie (main courante) qui permet l'auto-assurage des pratiquants. La via ferrata est également la pratique sportive sur ce type d'itinéraire, une activité intermédiaire entre randonnée pédestre et escalade. Les pratiquants de cette activité sont appelés les ferratistes. La via cordata (voie encordée), appelée aussi via corda, constitue une entrée similaire dans le monde de la verticalité : c'est un mélange d'escalade, de randonnée et de via ferrata. Les passages à escalader sont munis d'ancrages facilitant l'assurage d'une progression encordée, ce qui la distingue de la via ferrata. Si un parcours souterrain est aménagé façon via ferrata, on parle de via souterrata. vignette|Via ferrata sur le rocher Saint-Julien à Buis-les-Baronnies (Drôme). La première via ferrata à vocation touristique est créée par Friedrich Simony au Hoher Dachstein dans les Préalpes autrichiennes en 1843. Après avoir réalisé l'ascension du sommet du Hoher Dachstein, il décide d'équiper la voie. Des cordes, des échelles, des clous métalliques et des échelons tordus ont été fixés sur la paroi. Cette via ferrata est achevée le et Friedrich Simony en réalise la première ascension le . Elle sera suivie par plusieurs réalisations : En 1869, une corde est tendue entre les sommets du Grossglockner et en 1873 des équipements fixes sont installées sur le sommet de la Zugspitze. Dans les Pyrénées, certains passages de la voie d'accès au Pic du Midi d’Ossau reçoivent des chaînes en 1880. En 1903, c'est l'arête ouest de la Marmolada, plus haut sommet des Dolomites, à d'altitude qui est équipée ; c'est l'un des itinéraires les plus fréquentés aujourd'hui des via ferrata dans les Dolomites. L’Eggersteig, permettant d'accéder au , est équipé la même année.
Kamiar Aminian, Benedikt Fasel, Philippe Vuistiner