Seldjouk, Selçuk, Seljuk ou Saljuq (mort vers 1009) est l'éponyme et fondateur des dynasties seldjoukides.
Seldjouk est un Turkmène d'une famille de militaires de la tribu des Oğuz (Oghouzes) Kinik. Il est le fils de Duqâq qui se sépare avec son clan, du gros des tribus oghouzes et vient établir son campement sur la rive droite du Syr-Daria (Latin : Iaxartes, arabe : Sihoun). Seldjouk fait remonter ses origines au roi mythique Afrasiab par trente quatre générations. Il a eu trois (ou quatre) fils : Israil, Mikha'îl, Mûsâ (et Yûnus). Ces prénoms bibliques suggèrent que la tribu était en relation avec le judaïsme des Khazars ou avec des chrétiens nestoriens. Néanmoins, l'usage est de faire précéder leur nom par leur totem tribal Arslan (lion). En 985/86, la tribu est amenée à migrer, poussée par la pénurie de pâturages par les Chinois ou par d'autres tribus. Ils s'installent en Transoxiane vers Boukhara. C'est à cette période que la tribu se convertit à l'islam. Il n'est pas sûr que Seldjouk se soit converti. Le sultan ghaznévide Mahmoud de Ghaznî qui domine la région cherche à s'en faire des auxiliaires. Arslan-Isra
îl est envoyé par Mahmoud au Khorasan puis en campagne au Caucase. C'est de là que le petit-fils d'Arslan-Israîl se lancera à la conquête de l'Anatolie fondant le sultanat de Roum. Arslan-Isra
îl rend visite à Mahmoud, le sultan prend ombrage de la puissance militaire que celui-ci prétend pouvoir mobiliser. Il fait prisonnier Isra`îl. Ce dernier meurt en prison sept ans après. Avant sa mort il a fait parvenir à ses frères un message les incitant à s'emparer du royaume.
Arslan-Mikha'îl et Arslan-Mûsâ restent au Kharezm. Les fils de Arslan-Mikha'îl, Tuğrul Beg (Tuğrul : faucon) et Çağri Beg (Çağri : épervier), deviennent les chefs de tribus et sont acceptés par les populations du Khorasan. Ils franchissent l'Amou-Daria. Ils occupent les deux grandes cités du Khorasan Merv et Nichapur (1028/29).
En 1030, le ghaznévide Mahmoud décède et est remplacé par son fils Muhammed qui est démis en 1031 et remplacé par Masûd de Ghaznî.