Naypyidaw ou Nay Pyi Taw et Ne Pyi Daw (en birman : နေပြည်တော်, , « Cité royale ») est, depuis novembre 2005, la capitale de la Birmanie, aussi dit Myanmar. Le nom de Naypyidaw remplace celui de Pyinmana, nom que portait la ville avant sa désignation comme capitale du pays (Naypyidaw est construite quelques kilomètres à l'ouest du centre historique de Pyinmana). Située dans le sud de la région de Mandalay, à au nord de la précédente capitale, Rangoun, sur un affluent du fleuve Sittang, Naypyidaw est une ville dont la population est estimée à un million d'habitants par le gouvernement birman en 2014 (mais ce chiffre est mis en doute, notamment par le Guardian). Selon le site Vice, en 2013, seuls des fonctionnaires habitent la ville. Elle a été fondée dans un but stratégique, au centre du pays, près des États Shan, Karenni et Karen et constitue depuis 2008 une nouvelle entité administrative, le Territoire de l'Union de Naypyidaw, placé sous l'autorité directe du président de la Birmanie. Dans sa conception, Naypyidaw n'est pas précisément une ville, plutôt une série de zones isolées les unes des autres, dispersées sur une aire de . Les ministères sont répartis à de larges intervalles et accessibles uniquement par des routes sous haute surveillance. La zone militaire constitue une bulle dans la bulle, interdite à tous sauf aux plus hauts gradés. La construction de Naypyidaw aurait coûté au moins 4 milliards de dollars (3,69 milliards d’euros). Naypyidaw signifierait « ville royale » ou « demeure des rois » en Birman. left|thumb|Appartements à Naypyidaw. Pour faire naître la ville dans cette zone tropicale, il a fallu déboiser entièrement une forêt de tecks, dont certains arbres atteignaient trente mètres de haut. Pendant l'occupation japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, le général Aung San fit de Pyinmana son quartier général pour la résistance (Burma Independence Army, BIA). Après l'assassinat d'Aung San et l'indépendance en 1948, la ville fut ensuite le centre de la guérilla communiste de Thakin Than Tun.