Un excès d'épargne mondiale (en anglais : global saving glut) est une situation où, dans plusieurs pays, l'épargne est surabondante et dépasse le montant des investissements du pays. Dans une telle situation, l'épargne est placée sur les marchés financiers internationaux. Les agents économiques (ménages, entreprises, États...) disposent, si leurs revenus sont plus élevés que leurs dépenses, d'épargne. L'épargne peut être ou bien thésaurisée (conservée de manière oisive), ou bien investie. Les investissements peuvent ou bien être des placements peu productifs (achats de titres de dette publique, par exemple), ou bien très productifs (achats d'obligations d'entreprises qui financent l'innovation). Un excès d'épargne mondiale est une situation où le stock d'épargne disponible dans le monde est supérieur au stock d'épargne investie dans des placements productifs. Dans une telle situation, les agents qui épargnent voient leur épargne transiter vers des placements peu risqués qui ne financent pas l'innovation. C'est le cas des investissements dans la dette publique. L'investissement au niveau mondial se trouve déprimé par la non-utilisation d'épargne dans des investissements productifs. L'excès d'épargne fait chuter le taux d'intérêt naturel. Le concept d'excès d'épargne mondiale est créé par Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale des États-Unis, en . Il se montre alors inquiet de . L'excès d'épargne mondiale est alors présentée comme une hypothèse permettant d'expliquer pourquoi, au cours des années 2000 et jusqu'à la crise des subprimes, les taux d'intérêt de long terme sont si faibles aux États-Unis. Barry Eichengreen a soutenu que l'excès d'épargne mondiale était également dû à la chute des biens d'investissement, qui sont utilisés dans le cadre des processus de production, en lien notamment avec le déploiement de l'informatique. Les années 1990 sont marquées par la crainte d'une pénurie mondiale d'épargne.
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