Jean-Baptiste Lully (ou Giovanni Battista Lulli en italien) né le à Florence et mort le à Paris (Paroisse de la Madeleine), est un compositeur et violoniste italien de la période baroque actif en France sous le règne de . Naturalisé français en 1661, il est nommé, la même année, de la musique du roi et l'année suivante maître de musique de la famille royale. Par ses dons de musicien et d'organisateur comme de courtisan, voire d'intrigant, Lully domine la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil. Il conçoit et organise plusieurs formes de musique : la tragédie en musique, le grand motet, l'ouverture à la française. Il est une figure majeure de la musique baroque française. Son influence s'exerce sur toute la musique européenne de son temps. Des compositeurs éminents tels Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel, Jean-Sébastien Bach ou Jean-Philippe Rameau lui sont redevables. Fils du meunier Lorenzo Lulli et de Caterina del Sera, elle-même fille d'un meunier, Jean-Baptiste Lully naît le à Florence, dans le quartier du Borgo Ognissanti, non loin de l'Arno. Il est baptisé le lendemain en l'église Santa Lucia sul Prato. Ses parrain et marraine sont Antonio Comparini et Maddalena Bellieri. Son frère et sa sœur meurent prématurément : Verginio en 1638, à (né en 1621), et Margherita en 1639. Vers 1645, il est remarqué par Roger de Lorraine, chevalier de Guise. Arrivé en France l'année suivante, il entre à quatorze ans comme garçon de chambre chez la nièce du chevalier, la duchesse de Montpensier, dite « la Grande Mademoiselle », qui désire parfaire ses connaissances en italien. Mais le trouvant laid, elle l'envoie en cuisine. La duchesse entretient un petit orchestre privé dont les six violons donnent de nombreux concerts. Lulli apprend ainsi le violon, le clavecin, la théorie et la composition musicales. Peut-être reçoit-il des leçons de Nicolas Métru ou des organistes Nicolas Gigault et François Roberday. Il se montre par ailleurs excellent danseur. Ses talents enfin reconnus, il crée pour sa protectrice la « Compagnie des violons de Mademoiselle ».