vignette|Document classé secret de l'ambassade américaine de Téhéran détruit dans un déchiqueteur puis reconstitué.|alt=|159x159px vignette|Manifestation contre la prise d'otages, le 9 novembre 1979 à Washington, D.C., lors de laquelle un homme demande l'expulsion des Iraniens du sol américain. La crise des otages américains en Iran est un épisode de tension internationale dans les relations entre les États-Unis et l'Iran, qui a lieu du au . Pendant , cinquante-deux diplomates et civils américains sont retenus en otage par des étudiants iraniens dans l'ambassade des États-Unis à Téhéran. La principale cause de cette crise est le soupçon d'espionnage des autorités iraniennes à l'égard de l'ambassade des États-Unis, qu'elles justifient par la découverte d'instruments de renseignement et de documents allant dans ce sens. Un autre élément déclencheur de cette crise est l'hospitalisation le à New York de l'ancien dirigeant iranien réfugié au Mexique, le shah Mohammad Reza Pahlavi, en exil à la suite de la révolution iranienne. Le 4 novembre 1979 en fin de matinée, quelque 400 « étudiants » (parmi eux Ezzatollah Zarghami) prennent d'assaut l'ambassade des États-Unis à Téhéran. Plusieurs étudiants armés de gourdins et de lance-pierres parviennent à escalader les murs d'enceinte de l'ambassade et font face aux Marines qui ont l'ordre formel de ne pas tirer en cas d'intrusion. Les militaires américains parviennent à les repousser pendant près de deux heures, à l'aide de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes, pendant que le personnel détruit les documents sensibles (passeports vierges, télégrammes diplomatiques et documents secrets). La broyeuse n'étant pas suffisante, le personnel jette les documents à détruire dans des corbeilles à papier et y met le feu. Lorsque les étudiants voient de la fumée noire s'échapper des fenêtres, ils considèrent que les Américains détruisent des preuves d'espionnage, ils forcent le passage, maîtrisent les Marines et envahissent le bâtiment.