Le Musée dauphinois est un service culturel relevant du Département de l’Isère. Situé à Grenoble, ancienne capitale de la province du Dauphiné, il est chargé de la mémoire et de l’histoire de ce territoire (qui recouvrait les départements de l’Isère, de la Drôme et des Hautes-Alpes). Il s’appuie pour remplir cette mission sur les recherches conduites en histoire, en archéologie et en ethnologie. Créé en 1906, le Musée dauphinois est l’un des premiers musées de patrimoine régional en France (après le Musée Arlaten, fondé par Frédéric Mistral). Installé sur les premières hauteurs de la Bastille, dominant la ville, il occupe un ancien couvent de visitandines (), Sainte-Marie d’en-Haut. L’ensemble de l’édifice (extérieurs et toitures) ainsi que la chapelle sont classés au titre des Monuments historiques ; le musée bénéficie du label « Musée de France ». Ce musée a deux espaces d’exposition qui présentent une synthèse de l’histoire et des cultures alpines ainsi que des expositions temporaires, sur les sujets souvent en résonance avec l’actualité. Hippolyte Müller est un érudit autodidacte, archéologue préhistorien et ethnologue, qui rassemble les premiers éléments qui deviendront les collections du Musée dauphinois. Reconnu par des préhistoriens, il bénéficie du soutien du professeur Arthur Bordier, qui obtient pour lui un poste de bibliothécaire à l’Ecole de médecine. Müller va conduire ses recherches sur le Dauphiné, privilégiant le domaine alpin de l’ancienne province. Aux trouvailles archéologiques, il ajoute du matériel ethnographique, prélevé dans les communautés montagnardes (l'étude des sociétés traditionnelles françaises était l’objet du folklore davantage que de l'ethnologie). vignette|gauche|upright=1.1|Chapelle Sainte-Marie d'en-Bas. C'est en 1906 que Müller, soutenu par des personnalités grenobloises, convainc la mairie de Grenoble de la nécessité de créer un musée. La commune disposait déjà d’un musée des beaux-arts – bibliothèque et d’un muséum d’histoire naturelle.