LOpération Downfall (« opération Chute, ou Effondrement » par traduction littérale en français) est le nom de code d'un plan militaire allié de la Seconde Guerre mondiale, prévoyant l'invasion du Japon. Cette opération fut annulée à la suite de la capitulation du Japon après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki et l'entrée en guerre de l'Union soviétique contre le Japon. L'opération Downfall comprenait deux phases : l'opération Olympic et l'opération Coronet. Prévue pour débuter à partir du , l'opération Olympic consistait en l'invasion du sud de l'île la plus méridionale du Japon, Kyūshū, par 13 divisions, en utilisant l'île d'Okinawa, récemment envahie, comme base avancée. Quelques mois plus tard, à compter du , l'opération Coronet consistait en l'invasion de la plaine de Kantō, près de Tokyo, sur l'île de Honshū, par 23 divisions. Les bases aériennes de Kyūshū, prises lors de l'opération Olympic, auraient alors permis un soutien aérien important à l'opération Coronet. La géographie du Japon ne laissait pas d'alternative à cette stratégie et les Japonais furent ainsi capables de prévoir précisément ce plan d'invasion et donc de mettre au point leur propre plan de défense, l'opération Ketsugō. Les Japonais prévirent une défense totale de Kyūshū, laissant peu de réserves disponibles pour d'éventuelles opérations de défense ultérieures. La prévision des pertes variait énormément, mais restait élevée pour les deux camps : selon le degré d'implication des civils japonais dans la défense de leur pays, les estimations se chiffraient en millions pour les pertes alliées et en dizaines de millions pour les pertes japonaises. La responsabilité de l'organisation du plan « Opération Downfall » revient aux commandants américains : l'amiral Chester Nimitz, le général Douglas MacArthur et les chefs d’états-majors interarmées (amiraux Ernest King et William Leahy, ce dernier occupant le poste qui allait devenir celui de Chef d'État-Major des armées; et généraux George Marshall et Henry Harley Arnold, ce dernier ayant fait une partie de sa carrière dans l'Army Air Force, la future U.
Mihai Adrian Ionescu, Montserrat Fernandez-Bolanos Badia