230px|thumb|right|Une célébration dans une synagogue réformiste avec mixité où la participation des hommes et des femmes est égalitaire Le judaïsme réformé est un courant du judaïsme apparu en Allemagne au siècle des Lumières, dans la mouvance de la Haskala lancée par Moses Mendelssohn. Au , dans un contexte historique d’évolution vers l’émancipation des Juifs, les tensions entre la société moderne et le mode de vie des communautés israélites traditionnelles se firent plus aiguës qu'auparavant. Divers courants de pensée naquirent alors qui, encourageant les juifs à embrasser la modernité, les invitaient à se mêler à la société extérieure. Les Jüdische Reform-Genossenschaft (« unions judaïques réformées ») de Francfort-sur-le-Main et de Berlin furent les premières à recevoir une existence officielle. Une des figures de proue du courant réformé fut Samuel Holdheim. Le judaïsme libéral est un terme utilisé par certaines communautés, notamment en France, en Angleterre et aux Pays-Bas, pour désigner ce qui est connu par d'autres comme le « judaïsme réformé » ou le « judaïsme progressiste ». Le mouvement réformé se composait de divers courants préconisant des réformes assez radicales dans la théologie et les pratiques judaïques. Se basant sur l’analyse historique et les Études juives (Wissenschaft des Judentums) commencées par Leopold Zunz (1794-1886), ils déniaient à la Torah et au Talmud toute valeur de parole divine intouchable, et jugeaient de nombreuses observances halakhiques contraignantes comme inutiles, sans fondement et obsolètes. Certains réformés proposèrent même l'abandon de la cacherout, du chabbat et de la circoncision. La liturgie fut simplifiée : on utilisa des livres de prières (siddour) en allemand, les services furent abrégés et s'enrichirent d'un sermon et d'un accompagnement musical. Ces transformations étaient justifiées par une vision hégelienne de l'histoire qui en faisait une révélation en marche, remplaçant la vision traditionnelle d'une révélation déjà accomplie.