L'économie de l'Afrique du Sud est une économie à deux vitesses : une partie est de pair avec les pays industrialisés et l'autre a des besoins criants d'infrastructures de base. L'Afrique du Sud est la deuxième plus grosse puissance économique d'Afrique en termes de PIB, cependant le pays est considéré comme le plus industrialisé et avec les technologies les plus avancées du continent. Bien que l'industrie d'extraction de ressources naturelles (notamment chrome, manganèse, or et platine) reste une des plus importantes du pays avec une contribution annuelle au PIB de 13,5 milliards de dollars, l'économie d'Afrique du Sud s'est diversifiée depuis la fin de l'apartheid notamment dans les services. En 2019, l'industrie financière a contribué 41,4 milliards de dollars au PIB de l'Afrique du Sud. En 2021, les institutions financières basées en Afrique du Sud géraient plus de 1,41 mille milliards de dollars en actifs. En octobre 2021, la capitalisation boursière totale de la Bourse de Johannesbourg s'élève à 1,28 mille milliards de dollars. Selon l'indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'Afrique du Sud a reculé de dans leur classement entre 1990 et 2021, constatant l'appauvrissement général de la population. Au Zimbabwe et en Côte d’Ivoire, ces dernières ont généré des vagues d'immigration vers l'Afrique du Sud. De nombreux Africains immigrent en Afrique du Sud pour gagner plus d’argent que dans leurs pays d’origine. En 2023, l'Afrique du Sud se heurte à des contraintes persistantes d’approvisionnement en électricité, la mauvaise gouvernance des entreprises publiques et le ralentissement de l’économie mondiale. Des difficultés persistantes dans le transport ferroviaire de marchandises, telles que des déraillements fréquents, une pénurie de locomotives et des vols de câbles pénalisent également l'économie. Le déficit commercial s'est dégradé en raison de la baisse des prix à l'exportation et de la hausse des prix à l'importation.