Le Huangdi Nei Jing (黄帝内经) ou Classique interne de l'empereur Jaune est le plus ancien ouvrage de médecine chinoise traditionnelle. Il se divise en deux parties : le Su Wen et le Ling Shu. Tous les aspects de la médecine y sont abordés, avec leur traitement, et plus particulièrement le traitement par acupuncture. Il y est fait allusion à l'usage de poinçons de pierre qui auraient pu être utilisés avant l'apparition des aiguilles en métal : « Mon désir est [...] qu'on ne se serve plus des antiques poinçons de pierre ». Cette méthode était appelée bian jiu. La rédaction de l'ouvrage est attribuée au mythique empereur Jaune (Huangdi, , soit avant le tout début de l'écriture chinoise) et se présente comme un dialogue entre l'empereur Jaune et son médecin et ministre Qi Bai. Citation bloc|Moi qui suis le chef d'un grand peuple... Et qui devrais donc en percevoir des impôts, Je constate avec affliction que je n'en perçois point, Parce que mon peuple est malade. Je veux que l'on cesse d'administrer des remèdes Qui rendent mon peuple malade... Pour n'employer désormais que des aiguilles de métal||Nei Jing Su Wen, traduction Jacques-André Lavier, Pardès 1990, L'existence de cet empereur est mythique et on considère que l'ouvrage aurait pu être compilé durant la période couvrant les Royaumes combattants (-500 à -220) et la dynastie Han (-206 à +220). Le Huangdi Nei Jing, comportait à l'origine dix-neuf chapitres et se subdivisait en deux parties : le Su Wen et le Traité d'acupuncture. Cette deuxième partie sera ultérieurement rebaptisée Ling Shu. Chamfrault présente une version due à Wang Bing et son ouvrage se divise en deux : le Su Wen, en quatre-vingt-un chapitres, est suivi du Nei Jing, lui-même en quatre-vingt-un chapitres. Les chapitres 72, 73 et 74 du Su Wen sont manquants. Le chapitre 50 du Nei Jing, ne figurant ni dans le texte, ni dans la table des matières, est signalé portant la mention sans intérêt. On peut se demander pourquoi cette deuxième partie ne se nomme pas Ling Shu.