thumb|Un standard téléphonique en 1967 Un standard téléphonique est le plus ancien type de commutateur téléphonique : les connexions entre usagers sont réalisées par un opérateur (le ou la standardiste), au moyen de cordons équipés de connecteurs de type jack. On parle de PABX pour les commutateurs téléphoniques automatiques d'entreprises ou d'immeubles. Le standard téléphonique est un outil nécessaire à l'activité de toutes les entreprises. Il existe trois types de standards téléphoniques en fonction de la technologie utilisée. Le commutateur téléphonique électromagnétique inventé par Almon Strowger en 1888 a progressivement remplacé les standards manuels dans les centres d'appels. Dès 1919, le système Bell a adopté un standard automatique. Néanmoins de nombreux standards manuels restèrent opérationnels durant la seconde moitié du vingtième siècle dans les bureaux, les hôtels ou dans d'autres entreprises. Plus tard les équipements électriques et la technologie informatique ont donné aux opérateurs un accès à de nombreuses fonctionnalités. Le standard téléphonique est en général conçu pour faciliter le travail de l'opérateur qui lui fait face. Il est constitué d'un panneau arrière (vertical) composé de rangées de prises jack femelles, chaque prise étant désignée et connectée comme l'extension locale d'une ligne d'abonné (qui dessert un client individuel) ou comme une liaison « inter standards » entrante ou sortante. Chaque prise jack est également associée à une lampe. Sur la table (horizontale) ou le bureau devant l'opérateur, se trouvent des colonnes de boutons, de lampes et de câbles. Chaque colonne consiste en un commutateur à deux positions extrêmes :"avant" et "arrière", une lampe "avant" et une lampe "arrière" suivi d'un câble souple "avant" et d'un câble souple "arrière". Ces deux cordons (donc souples) et l'équipement associé constituent un dicorde. La position "avant" permet à l'opérateur d'entrer en conversation avec le correspondant relié à la paire de fils du câble téléphonique associé.