Le traité de paix de Moscou fut signé par la Finlande et l'Union soviétique le . Il marque la fin de la guerre d'Hiver et marque le début de la Grande Trêve. Le , au cours de la guerre d'Hiver, alors que le conflit soviétique-finlandais était en train de s'enliser, le gouvernement finlandais reçut une première forme de proposition de traité de paix avec conditions compensatoires de la part de l'Union soviétique. L'Union soviétique use à cette occasion de l'entremise diplomatique de la Suède. Jusqu'alors, l'Armée rouge avait combattu dans le but d'occuper toute la Finlande. Toutefois, au point où en était arrivée la situation militaire, les Soviétiques étaient prêts à tempérer leurs ardeurs. Les exigences de Moscou se limitèrent alors à la cession de l'isthme de Carélie (y compris la ville de Viipuri) ainsi que la rive finlandaise du lac Ladoga. L'Union soviétique souhaitait également louer pendant trente ans la péninsule de Hanko, afin d'y établir une base navale. La Finlande rejeta ces conditions, et intensifia ses demandes auprès de la Suède, de la France et du Royaume-Uni afin qu'ils lui envoient des renforts constitués cette fois de troupes régulières. Bien que la Finlande n'eut à long terme aucune chance face à un pays immensément plus grand et puissant, les rapports en provenance du front permettaient toujours aux Finlandais de croire au miracle. Ceux-ci attendirent néanmoins une intervention de la Société des Nations. En effet, des signes encourageants, bien qu'inconstants, parvinrent de la France et du Royaume-Uni, ainsi que l'attente plus réaliste d'un envoi de troupes de la part de la Suède, avec laquelle des plans et des exercices combinés avaient eu lieu durant les années 1930, constituaient autant de raisons pour que la Finlande ne se jette pas sur des pourparlers de paix. En , le commandant en chef finlandais, le maréchal Mannerheim exprima son pessimisme quant à l'évolution de la situation militaire, demandant le 29 février de se lancer dans des négociations de paix.