Franz Karl von Velbrück, connu en français sous le nom de François Charles de Velbrück, né le au château de Garath, près de Düsseldorf et décédé le au château de Heks, près de Tongres (Belgique), est prince-évêque de Liège du à 1784. En 1735, Velbrück est pourvu d’une prébende de chanoine-tréfoncier à la cathédrale Saint-Lambert de Liège. Un an plus tard, il est reçu au Chapitre par procuration. Il est nommé archidiacre de Hesbaye, puis officier du Scel des Grâces en 1756. Un an plus tard, il est chargé d’une mission diplomatique à la cour de Vienne. En 1759, il devient grand-maître du palais et Premier ministre de Jean-Théodore de Bavière, qui tenait à Liège une cour fastueuse. Il est en outre pourvu d’une prébende de chanoine à la cathédrale de Munster en 1757 et en 1765, il reçoit de Louis XV la commande de l’abbaye royale de Saint-Nicolas de Cheminon, en Champagne. Ce parcours exceptionnel sur le plan diplomatique et ecclésiastique en fit le seul personnage capable de devenir le nouveau Prince-évêque de Liège lors des élections de 1772. Il assumera cette tâche jusqu’en 1784. Son règne voit naître de multiples initiatives sociales, artistiques et intellectuelles. Ce « despote éclairé » réceptif aux idées progressistes naissantes des dernières décennies de l'Ancien Régime tente d’introduire les Lumières dans la Principauté de Liège. Mais par manque d’argent ou de pouvoir, ses projets n’aboutissent pas toujours. Il règne dans la Principauté à cette époque une certaine léthargie et une vision étroite qui freinent un réel progrès. Ses tentatives pour combattre les problèmes de société comme la pauvreté ou les inégalités de classe sont nombreuses mais ne parviennent pas à modifier réellement des situations déplorables. Il entreprend des changements dans de multiples secteurs, dont celui de la santé publique avec la création de l'Hôpital général Saint-Léonard, centre d'accueil et d’assistance pour les nécessiteux ; d’un cours gratuit de l'art de l'accoucheur ; d’établissements destinés à combattre les maladies dévastatrices au sein de son peuple.