Memento mori est une locution latine qui signifie littéralement , c'est-à-dire , mais qui est généralement rendue en français par bien que l'infinitif mori soit au présent et que l'on puisse donc donner une traduction comme « Souviens toi que tu es en train de mourir ». Cette formule du christianisme médiéval exprime la vanité de la vie terrestre. Elle se réfère à l'« art de mourir », ou Ars moriendi, et induit une éthique du détachement et de l'ascèse. Elle est proche de plusieurs autres locutions latines : Vanitas vanitatum et omnia vanitas (« Vanité des vanités et tout est vanité »), tirée du Livre de l'Ecclésiaste ; In ictu oculi (« En un clin d'œil ») tirée de la Première Épître aux Corinthiens ; et Sic transit gloria mundi (« Ainsi passe la gloire du monde »), une formule d'intronisation papale. Son origine remonte à l'Antiquité gréco-romaine, quand un esclave se tenait aux côtés d'un général victorieux lors de son triomphe afin de lui rappeler sa condition de mortel. La locution Hominem te esse memento (, c'est-à-dire ) était également employée. Cette vision de la condition humaine a donné lieu à de nombreuses représentations artistiques. vignette|Mosaïque romaine () associant le graphisme d'un memento mori au Gnothi seauton delphique (le texte est en fait ΓΝωΘΙ ΣΑΥΤΟΝ sans epsilon, avec un oméga minuscule ω (au lieu de l'habituelle majuscule Ω) et Σ qui est une variante de Σ). Provient des excavations de l'église San Gregorio al Celio (Rome) ; actuellement au Musée des Thermes de Dioclétien.|alt= vignette|Memento mori, mosaïque romaine, Musée archéologique national de Naples. "Memento mori est un grand classique de la philosophie stoïcienne. Pour le philosophe stoïcien, se rappeler qu’il est mortel le conduit à l’humilité de ses choix de vie, sans pour autant manquer l’ambition." Comme expliqué par Marc Aurèle « La perfection de notre conduite consiste à employer chaque jour que nous vivons comme si c’était le dernier, et à n’avoir jamais ni impatience, ni langueur, ni fausseté.