vignette|L'armée tunisienne sur l'avenue Habib-Bourguiba à Tunis. vignette|Sit-in à la Place de la Kasbah à Tunis, le 28 janvier 2011. La 'révolution tunisienne (en الثورة التونسية), parfois appelée « révolution du jasmin' » (en arabe : ثورة الياسمين), est une révolution considérée comme partiellement non violente, qui par une suite de manifestations et de sit-in durant quatre semaines entre et , a abouti au départ du président de la République de Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali, en poste depuis 1987. L'appellation « révolution du jasmin » a été une source de débat, car elle renvoie aussi à la prise du pouvoir de Ben Ali en 1987 (qualifiée de « révolution au jasmin »). Les Tunisiens préfèrent le nom de « révolution de la dignité » (ثورة الكرامة) pour qualifier les évènements de 2010-2011. Parties de la ville de Sidi Bouzid, d'où le nom original de « révolte de Sidi Bouzid » (ثورة سيدي بوزيد) ou d'« intifada de Sidi Bouzid », ces manifestations sont menées en protestation contre le chômage qui touche une forte proportion de la jeunesse, plus particulièrement les jeunes diplômés, la corruption et la répression policière. Les manifestations débutent le , après l'immolation par le feu d'un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes à Sidi Bouzid, Mohamed Bouazizi, dont la marchandise avait été confisquée par les autorités et à la suite d'une agression physique subie de la part d'une policière, Fadia Hamdi. Quatre semaines de manifestations continues, s'étendant à tout le pays malgré la répression et amplifiées par une grève générale, provoquent la fuite de Ben Ali vers l'Arabie saoudite le . Le Conseil constitutionnel désigne le président de la Chambre des députés, Fouad Mebazaa, comme président de la République par intérim en vertu de l'article 57 de la Constitution de 1959. Cette désignation et la constitution d'un nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre sortant Mohamed Ghannouchi ne mettent cependant pas fin à la crise ; le contrôle de huit ministères par le parti de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), est contesté par l'opposition, et les manifestations continuent.