MagnétostratigraphieLa magnétostratigraphie est une approche stratigraphique basée sur la reconnaissance de « magnétozones », des ensembles sédimentaires diachrones portant un signal paléomagnétique. Le champ magnétique terrestre connaît des inversions de polarité plus ou moins fréquentes à l'échelle des temps géologiques. Ces inversions étant enregistrées dans les sédiments, les minéraux magnétiques en deviennent des indicateurs. Ils permettent d'affiner la chronologie des étages de fossiles et d'autres évènements géologiques ayant laissé des traces.
Lithostratigraphiethumb|upright=1.2|Les couches géologiques en Salta (Argentine). La lithostratigraphie est une approche stratigraphique consistant en l'étude des empilements sédimentaires, d'un point de vue géométrique, lithologique et pétrographique. La lithostratigraphie définit des unités lithostratigraphiques d'après la reconnaissance de faciès et de discontinuités, en accord avec la loi de Walther (la succession verticale des faciès reflète une migration latérale des paléoenvironnements).
BiostratigraphieLa biostratigraphie est l'étude de la répartition des espèces fossiles dans les strates sédimentaires et donc dans les temps géologiques. Par des études paléontologiques, elle se donne pour objectif l'établissement d'une chronologie relative. La biostratigraphie intervient par ailleurs comme support de corrélation pour la plupart des autres disciplines des sciences de la Terre. La biostratigraphie utilise des fossiles stratigraphiques pour établir des biozones, une unité fondamentale définie à partir de l'extension d'un ou de plusieurs taxons (a priori, des espèces).
StratigraphieLa stratigraphie est une discipline des sciences de la Terre qui étudie la succession des différentes couches géologiques ou strates. Il s'agit d'une approche intégrée, en ce que des résultats apportés par la géochimie, la paléontologie, la pétrographie, l'astronomie... sont réunis et exploités à travers différentes méthodes : biostratigraphie, chimiostratigraphie, lithostratigraphie, magnétostratigraphie, cyclostratigraphie...
GéochronologieLa géochronologie est la science employée pour déterminer l'âge des roches, fossiles, et sédiments à partir de différentes méthodes de datation. On distingue deux types de géochronologie : la géochronologie absolue et la géochronologie relative, chacune avec ses propres procédés et résultats qui seront ensuite mis en rapport pour obtenir une datation plus précise. La géochronologie est aussi à la base de la chronostratigraphie qui a pour but d'ordonner chronologiquement les dépôts sédimentaires et ainsi établir un registre géologique complet de la Terre.
Datation relativeLa datation relative regroupe l'ensemble des méthodes de datation permettant d'ordonner chronologiquement des événements géologiques ou biologiques, les uns par rapport aux autres. Elle vient en complément ou opposition à une datation absolue. La succession des phénomènes géologiques entraîne des modifications des roches et des paysages qui peuvent échapper à l'observation directe. Néanmoins, l'ensemble rocheux en conserve des traces qu'il est possible d'interpréter, en partant du principe que les lois physico-chimiques n'ont pas changé (principe d'actualisme).
Datation absoluevignette|Anneaux de croissance d'un arbre. En dendrochronologie ils sont utilisés pour obtenir des datations de pièces de bois à l’année près en les comptant et en analysant leur morphologie. Une datation absolue est une datation aboutissant à un résultat chiffré, exprimé en années. Elle peut concerner un événement, un objet, une couche géologique ou un niveau archéologique. Ce type de datation vient en opposition ou complément à une datation relative. On exprime un âge, soit par rapport à l'an 0 de notre ère, soit par rapport à l'année 1950.
Échelle des temps géologiquesvignette|droite|Histoire de la Terre cartographiée en 24 heures, avec le découpage des 4 éons. Une échelle des temps géologiques est un système de classement chronologique utilisé, notamment en géologie, pour dater les événements survenus durant l'histoire de la Terre. Si son origine date du , elle prend une forme de datation précise en 1913, lorsque Arthur Holmes, reconnu aujourd'hui comme le père de l'échelle des temps géologiques, publie la première.
Étage (géologie)Un étage, ou étage stratigraphique, est une subdivision d'une série géologique basée sur la chronostratigraphie, c'est-à-dire sur les résultats obtenus par les méthodes de la biostratigraphie et de la lithostratigraphie. Cette subdivision stratigraphique correspond à l’unité de temps de base dans l'échelle des temps géologiques, c'est-à-dire l'âge (voir tableau ci-contre) dont la durée est de l'ordre de quelques millions d'années.
Principe de superposition (géologie)vignette|Les couches sédimentaires s'empilent les unes sur les autres, horizontalement, et, de ce principe de superposition, Sténon conclut que chaque strate représente une unité de temps. vignette|Bloc-diagramme illustrant le principe de superposition : filon rectiligne (B) qui recoupe les strates des roches sédimentaires plus anciennes (A) mais est recoupé par une surface d'érosion postérieure (C) qui limite les roches sédimentaires plus jeunes (D). Segmentation de filon (E) par une faille postérieure (F).