La viviparité est un mode de reproduction dans lequel l'embryon se développe à l'intérieur du corps de l'un de ses parents (sauf exception, le parent femelle). Une espèce animale est qualifiée scientifiquement de vivipare lorsque son mode de reproduction satisfait les deux critères suivants : le parent ne pond pas des œufs mais met au monde une progéniture viable, que l'espèce soit nidicole ou nidifuge ; le développement embryonnaire prend place dans une matrice spécialisée du tractus génital (par exemple dans un utérus). Cette qualification est parfois restreinte par un critère supplémentaire : au sein de la matrice, l'embryon reçoit un apport nutritif de type matrotrophie durant tout ou partie de son développement. Le processus au cours duquel l'embryon se développe chez une espèce vivipare est alors appelé gestation. Les espèces chez lesquelles l'embryon se développe dans l'œuf mais ne reçoit pas d'apport nutritif sont dites ovovivipares. C'est la femelle qui effectue la gestation, à l'exception notable des Syngnathidés (dont les hippocampes et les ) chez qui c'est le mâle qui l'assume. vignette| redresse=2| Une femelle ichthyosaure et son embryon expulsé au moment de la mort, un fossile exceptionnel (gisement d'Holzmaden, Allemagne). Le fossile représentant la forme la plus ancienne de viviparité d'un vertébré a été découvert dans la formation de Gogo par l'équipe de John A. Long, du Museum Victoria à Melbourne. Il s'agit du poisson Materpiscis attenboroughi (un placoderme) datant de 380 Ma ; ce qui signifie que la viviparité serait apparue 200 millions d'années plus tôt qu'estimé auparavant. La découverte a été publiée dans la revue Nature en 2008. Les ichtyosaures, un ordre de reptiles marins apparu au Trias il y a 250 millions d'années, étaient vivipares. Il existe plus de 150 lignées de vertébrés vivipares et pas moins de 140 lignées d'invertébrés vivipares.
Yury Tsybin, Laure Menin, Konstantin Nagornov