thumb|L'archéologue Theodore Bent à Bahreïn en 1900. L'île de Bahreïn (مملكة البحرين), située dans le golfe Persique, fit autrefois partie de l'ancienne civilisation de Dilmun et servit de lien important sur les routes commerciales entre Sumer et la vallée de l'Indus, il y a plus de . Elle est devenue une des monarchies du Golfe, dirigée depuis la fin du par la famille Al-Khalifa. Sa capitale est Manama. Bahreïn est habité depuis des milliers d’années et était considérée, bénéficiant d’eau douce en abondance et doté d’une végétation luxuriante. Sa situation stratégique au cœur du golfe Persique la plaçait au centre des échanges commerciaux de l'antiquité et Bahreïn a donc subi les influences de ses voisins : Assyriens, Babyloniens, Sumériens, Grecs, Perses, etc. On y a trouvé la plus grande nécropole du monde antique avec près de . Le nom grec de Tylos (en grec ancien ) est donné par les Grecs de l’Antiquité au pays nommé Dilmun que l’on s'accorde à localiser sur l’île de Bahreïn, jusqu’à la conquête musulmane du . Les Arabes y vivent de commerce avec l’Inde, commerce dont Alexandre le Grand souhaite s’emparer. Pour cela, il envoie des expéditions dont une, celle d’Archias de Pella, atteint Tylos vers -323. Androsthène de Thasos, Théophraste, Strabon et Pline ont parlé de Bahreïn. La mort du conquérant met un terme à ce projet et l’histoire de cette période est mal connue. Tylos reste sous la suzeraineté, toute relative, des Séleucides puis des Parthes. Shapur II, empereur de la dynastie sassanide en Perse, s’en empare au , et en fait la satrapie de , connue ensuite comme Mazun. Aux , , on appelle la majeure partie de la côte sud du golfe Persique, autour de Bahrein — Qatif compris ou non. La population y est mêlée, d'appartenances diverses (mazdéens, juifs, chrétiens, puis partiellement musulmans). Par sa position stratégique au milieu du golfe Persique, l'île fait l'objet d'âpres luttes d'influence entre les Ottomans et les Portugais au milieu du .