Un céilí (orthographe irlandaise officielle), au pluriel des céilithe, est, selon l’acception actuelle, un bal de danse traditionnelle originaire d’Irlande et d’Écosse, mais qu’on retrouve dans toute la diaspora celtique originaire de ces pays. Le mot est masculin en irlandais (un céili) mais féminin en gaélique écossais (une cèilidh). Les pluriel respectifs sont des céilithe et des cèilidhean. On rencontre aussi les orthographes ceilidh, céilidh (en anglais). Avant l’apparition des discothèques et des night-clubs, des céilithe avaient lieu dans de nombreuses salles publiques dans les villes et les villages, le vendredi ou le samedi soir. Ils sont encore assez courants bien que moins nombreux. À l’origine, le mot céilí désignait, dans le nord de l’Irlande, une réunion de voisins dans une maison, en soirée, où l’on discutait et où l’on échangeait les nouvelles. Cette coutume est appelée « kayleeing » dans le comté de Clare et équivaut à ce qu’on nomme « making a cuaird », ailleurs en Irlande. Ce n’étaient pas des réunions de musique et de danse, bien qu’il pouvait y en avoir à l’occasion. On trouvait le même type de réunion en Écosse : Au cours du , le sens de bal, ou de réunion de danse s'est progressivement imposé en anglais en Irlande et en Écosse. En revanche, le terme gaélique conserve sa multiplicité de sens. En gaélique écossais par exemple, « ma mère me rend visite » se dit « tha mo mhàthair a' tighinn air chèilidh orm ». Le premier céilí irlandais, dans la nouvelle acception du terme, fut organisé par Connradh na Gaeilge, récemment fondée, non en Irlande mais à Londres, au Bloomsbury Hall, à côté du British Museum, le . Organisé par la branche londonienne, le programme comprenait du step dancing, de la musique, des chansons, des sets et des valses dansés sur des airs irlandais. Le mot céilí était une erreur d’appellation pour ce type de réunion. Il avait pour but de mettre l’emphase sur le caractère social de ce type d’événements.