Marie Gouze, dite Olympe de Gouges , née le à Montauban et morte guillotinée le à Paris, est une femme de lettres française, devenue femme politique. Elle est considérée comme l'une des pionnières françaises du féminisme. Rédactrice en 1791 de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits et pamphlets en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l'abolition de l'esclavage des Noirs. Elle est souvent prise pour emblème par les mouvements pour la libération des femmes. Née le à Montauban et baptisée le lendemain en l'église Saint-Jacques de Montauban, Marie Gouze a été déclarée fille de Pierre Gouze, maître boucher et bourgeois de Montauban— il n'a pas signé le registre de baptême car absent — et d'Anne Olympe Mouisset, fille d'un avocat issu d'une famille de marchands drapiers, mariés en 1737. Sa famille maternelle, la famille Mouisset, est très liée aux Lefranc de Pompignan, une famille de la noblesse de robe de Montauban. Le grand-père maternel d'Olympe, Jacques Mouisset, a été le précepteur de Jean-Jacques Lefranc de Pompignan ; sa grand-mère maternelle Anne Marty a été la nourrice de Jean-Georges Lefranc de Pompignan, son frère et futur évêque du Puy-en-Velay. Jean-Jacques Lefranc de Pompignan est le parrain d'Anne Olympe Mouisset, baptisée le . Anne Olympe Mouisset et Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, de cinq ans son aîné, grandissent ensemble et nouent des liens affectifs qui contraignent leurs parents à mettre de la distance entre eux, une alliance entre une famille bourgeoise et une famille de la noblesse étant inconcevable ; lui est envoyé à Paris, et elle est mariée à Pierre Gouze. Jean-Jacques Lefranc de Pompignan revient en 1747 à Montauban comme président de la Cour des Aides ; il est peut-être alors l'amant d'Anne Olympe Gouze, qui donne naissance à Marie l'année suivante. Selon le député Jean-Baptiste Poncet-Delpech et d'autres, sait que Lefranc de Pompignan est le père adultérin de la future Marie-Olympe de Gouges.