La collaboration est la politique de coopération active avec un occupant ennemi. La collaboration peut être involontaire (reconnaissance réticente de la nécessité) ou volontaire (en tant que tentative d'exploiter cette nécessité), et servile ou idéologique. La collaboration idéologique se distingue de la servile par l'apologie de la coopération avec les forces étrangères et par la perception de l'ennemi comme apportant des changements domestiques désirables. On y fait alors référence en tant que « collaborationnisme ». L'attitude opposée est la résistance face à l'occupant. Cette dernière peut également être active ou passive. Le terme « collaboration » remonte à 1871 en référence aux contrebandiers qui durant les Guerres napoléoniennes faisaient du commerce avec l'Angleterre et participaient à l'évasion de monarchistes. Cette référence remonte elle-même au latin collaboratus (com-labore : « travaille avec »). La signification du terme en tant que « traîtrise par la coopération avec l'ennemi » date des années 1940 en référence au gouvernement de Vichy et à ceux qui coopérèrent avec l'Allemagne nazie. Le terme collaborationnisme est utilisé par les historiens pour qualifier ceux qui soutiennent idéologiquement l'occupant. Il est utilisé plus particulièrement pour ceux qui ont éprouvé, durant la Seconde Guerre mondiale, de la sympathie pour l'Allemagne nazie ou ont été partisans d'une alliance avec l'Allemagne et d'une entrée en guerre à ses côtés. Le terme était déjà employé dans la presse résistante durant cette période. Le collaborationnisme (volontaire et idéologique) est plus poussé car il vise à la victoire de l'Allemagne considérée comme souhaitable idéologiquement par rapport à certaines formes de collaboration. La collaboration consisterait à s'accommoder de la domination allemande considérée comme un état de fait (involontaire et servile). Collaboration dans l'Europe occupée par les nazis Les différents gouvernements de Vichy entre 1940 et 1944 ont collaboré avec l'Allemagne nazie.