Milorad Dodik (en Милорад Додик), né le à Laktaši, est un homme politique bosnien, membre et président de l'Alliance des sociaux-démocrates indépendants (SNSD). Il est président de la république serbe de Bosnie de 2010 à 2018 et depuis 2022, ainsi que membre de la présidence de la Bosnie-Herzégovine de 2018 à 2022. Il est diplômé de l'institut politique de Belgrade. Le , il devient président du gouvernement, poste qu'il conserve jusqu'au . Après les élections législatives du , au cours desquelles la SNSD remporte 44,95 % des voix et 41 députés sur 83 à l'Assemblée nationale, il retrouve les fonctions de président du gouvernement. À l'occasion de l'élection présidentielle du 3 octobre 2010, Milorad Dodik est élu président de la République dès le premier tour. Il remporte en effet 50,52 % des voix devant Ognjen Tadić, candidat du Parti démocratique serbe (SDS). Le même jour, son parti conserve la majorité relative à l'Assemblée. Il prend ses fonctions le , étant remplacé à la présidence du gouvernement par Anton Kasipović, à titre provisoire. Le , il désigne Aleksandar Džombić, membre de la SNSD, en tant que nouveau chef du gouvernement. Le , il le remplace par Željka Cvijanović, qui devient la première femme présidente du gouvernement de la république serbe de Bosnie. Il est réélu le pour un deuxième mandat de quatre ans. Le , il est élu représentant serbe à la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine et prend ses fonctions, avec ses collègues bosniaque et croate, le suivant. Il assure les fonctions de président pour les huit premiers mois du mandat de quatre ans et de nouveau de novembre 2020 à juillet 2021. À partir de septembre 2021, il s'engage dans un bras de fer avec les autorités fédérales après qu'une loi adoptée par l'Assemblée nationale de la république serbe de Bosnie soit déclarée inconstitutionnelle par la Cour constitutionnelle fédérale. Le 10 décembre 2021, l'Assemblée nationale de la république serbe de Bosnie a adopté un ensemble de lois, dont celle concernant les forces armées, ouvrant la voie au retrait de la juridiction du niveau fédéral et au début d'une sécession.