Septimia Bathzabbai Zénobie (en dialecte palmyrénien ), plus connue sous la forme hellénisée Zénobie, était l’épouse d'Odénat, roi de Palmyre. Après l'assassinat de celui-ci et de son fils Hairan vers 267, Zénobie fit transférer à son fils Wahballat les titres de son père, notamment celui de « roi des rois ». Devant l'incapacité des empereurs à défendre la Syrie, elle parvint à réunir sous son autorité les provinces de Syrie, d'Arabie et d'Égypte, et commença la conquête des provinces d'Asie Mineure. Elle proclama Wahballat empereur de Rome et prit le titre d'Augusta comme « mère » de cet empereur. Mais Aurélien, empereur depuis l'automne 270, entreprit à la fin de 271 de combattre ces rivaux. Après des victoires près d'Antioche puis près d'Émèse, il s'empara de Palmyre (« Tadmor » en araméen). Capturée par Aurélien, Zénobie fut envoyée à Rome pour figurer au triomphe, après quoi on perd sa trace. Le nom grec « Zénobie » signifie « Vie de Zeus » ; il n'a aucun rapport direct avec l’araméen Bath Zabbai (du clan de Zabbai), qui est le nom originel de Zénobie. Issue probablement d'une famille arabe de la colonie romaine de Palmyre, son père est un notable de la ville, appelé Antiochos. Zénobie fit de Palmyre un foyer culturel brillant du Proche-Orient, attirant les premiers chrétiens, des artistes, des rhéteurs et philosophes, dont le platonicien Longin d’Émèse. Callinicos, philosophe nabatéen natif de Pétra et rhéteur à Athènes, la compare à Cléopâtre. Elle portait le titre de reine, non pas « reine de Palmyre », titre qui ne fut jamais attesté et n’aurait aucune raison d’être car l'Empire palmyrénien ne fut jamais un royaume pendant toute son histoire ; néanmoins, elle restait reine car son époux Odenath avait pris le titre de « roi des rois », revendiquant la couronne des rois perses après avoir vaincu ceux-ci plusieurs fois en Syrie et en Mésopotamie. L’assassinat d’Odénat et de son fils aîné Herodes en l'an 267, dans des conditions obscures, peut-être par un parent proche – qui était sans doute le neveu d’Odénat, selon Jean Zonaras, et que l’Histoire Auguste nomme Maeonius et dit que celui-ci aurait été son cousin –, l’encouragea à aller droit au but.