Sarvepalli Radhakrishnan, né le près de Thiruttani, en Andhra Pradesh (Inde) et mort le à Madras (Inde), est un éminent philosophe, professeur d’université, ambassadeur et homme d'État indien. Il fut président de l'Inde de 1962 à 1967. Né dans une famille brahmanes de culture telugu, le jeune Radhakrishnan se révélé académiquement brillant. Grâce à une bourse d’études, il se trouve à 17 ans au Madras Christian College. Il en sort en 1906 avec un diplôme de Maître en philosophie. Il y acquiert également une bonne culture biblique et connaissance de l’histoire du christianisme. Reconnaissant pour la solide formation occidentale reçue dans des institutions chrétiennes, il reconnait également que la critique systématique de l’Hindouisme qu’il y rencontrait le força à approfondir sa propre tradition religieuse et à y rester attaché. Sa thèse a pour titre: "The Ethics of the Vedanta and its Metaphysical Presuppositions". Professeur de philosophie, en 1909, au Madras Presidency College, puis à l’université de Mysore (1918), puis à l’université de Calcutta (1921), Radhakrishnan se fait connaitre dans le monde académique par ses articles dénotant une remarquable intégration des traditions philosophiques occidentale (chrétienne) et orientale (hindoue). Aussi est-il choisi pour représenter l’université de Calcutta au congrès de philosophie de Harvard en 1926 et est-il invité à donner les Hibbert Lecture à Oxford en 1929. La même année il est nommé professeur au Harris Manchester College d’Oxford (premier Indien professeur à Oxford). Il y enseigne les religions comparées (Comparative religion) : deux ans plus tard il est anobli par le roi d’Angleterre, mais il n’utilisera plus ce titre de Sir après l’indépendance de son pays. Vice-chancelier de l’université d'Andhra de 1931 à 1936 il passe à l’université hindoue de Bénarès où il est vice-chancelier de 1939 à 1948. La grande autorité académique et morale de Radhakrishnan, qui dépasse largement les frontières du pays, fait qu’il est sollicité pour occuper des postes importants dans la vie du pays, sans être affilié à aucun parti politique ni avoir participé activement à la lutte pour l’indépendance.