Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (Airplane!) est une comédie américaine sortie en 1980, réalisée par les frères Zucker (David Zucker et Jerry Zucker) et Jim Abrahams au sein du collectif ZAZ (Zucker-Abrahams-Zucker). Le film est une parodie très ressemblante du film catastrophe À l'heure zéro (1957) ainsi que d'autres films du même genre des années 1970 centrés sur les catastrophes aériennes, comme le film Airport (1970). Le film a fait l'objet d'une suite, Y a-t-il enfin un pilote dans l'avion ? (1982), réalisée par un metteur en scène différent et où plusieurs acteurs reprennent leur rôle. D'autres films des mêmes auteurs (dans leur versions françaises) s'inspirent du titre de celui-ci, comme Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? Ted Striker, un ancien pilote de chasse pendant la guerre devenu un vétéran traumatisé, est chauffeur de taxi. Ayant perdu son escadrille six ans auparavant dans un raid désastreux au cours de la guerre, Ted se sent depuis coupable. Du fait de sa peur pathologique de piloter de nouveau, et de son « problème de boisson » (il est incapable de boire un verre sans se le renverser sur le visage), Ted n'arrive pas à occuper d'emploi stable. Sa petite amie pendant la guerre, Elaine Dickinson, désormais hôtesse de l'air, décide de le quitter avant d'aller prendre son service sur le vol Los Angeles-Chicago de la compagnie Trans-American Airlines. Suivant Elaine à l'aéroport de Los Angeles, Ted laisse sur place son taxi (et le client qu'il conduisait) pour aller acheter un billet d'avion sur le vol d'Elaine, dans l'espoir de la convaincre de lui donner une dernière chance. Mais Elaine reste inflexible : elle veut refaire sa vie à Chicago et rejette Ted. Pendant le vol, Ted, obnubilé par ses problèmes, revit la guerre et son histoire d'amour avec Elaine, la racontant à plusieurs reprises aux passagers à côté de lui dans une série de flashbacks qui parodient des films comme La Fièvre du samedi soir. Mais son histoire est tellement ennuyeuse et déprimante que ses divers interlocuteurs finissent tous par se suicider les uns après les autres.