La guérilla urbaine est une forme de guerre asymétrique où les combattants se battent contre un gouvernement en milieu urbain. Si elle désigne tout d'abord une stratégie militaire aux méthodes et aux objectifs précis, le terme désigne de manière courante tous les combats de type guérilla en ville comme la guérilla irakienne ou afghane, mais aussi toute situation émeutière, sans que les mouvements ou événements concernés se revendiquent expressément de la théorie. La guérilla urbaine est une théorie militaire née dans les organisations d'extrême gauche sud-américaines, principalement après le constat d'échec de la guérilla et du foquisme de Che Guevara. Elle est théorisée par Carlos Marighella dans son Manuel du guérillero urbain puis par les Tupamaros. L'industrialisation rendant la guérilla rurale obsolète, les combats se déroulent donc désormais dans les villes, nouveaux centres névralgiques des pays et des régimes. De par la difficulté en milieux urbain d'organiser un contre-État (but de la guérilla classique) et d'éviter la répression et du fait du manque de moyens et d'effectifs, les guérillas urbaines utilisent le terrorisme en tant que stratégie militaire (c'est-à-dire un terrorisme publicitaire ou sélectif, mais néanmoins violent), de manière à déclencher une réaction violente de la part de l'État (démontrant ainsi sa nature supposée). La guérilla urbaine inspirera différents mouvements américains (Weathermen, FLQ) et européens (Fraction armée rouge, Brigades rouges, Action directe, Cellules communistes combattantes). Algérie : Front de libération nationale sous le commandement de Yacef Saâdi, chef indépendantiste de la Zone autonome d'Alger. Voir : Bataille d'Alger. Argentine - Ejército Revolucionario del Pueblo, Fuerzas Armadas Peronistas...