Palmiro Michele Nicola Togliatti, né le à Gênes et mort le à Yalta, est un homme politique italien. Il fut l'un des fondateurs du Parti communiste italien, qu'il dirigea comme secrétaire général de 1927 à 1934, puis de 1938 jusqu'à son décès. Il a été ministre sans portefeuille dans le de Pietro Badoglio ( - ), puis ministre de la Justice dans le gouvernement de Ferruccio Parri ( - ) et dans le d'Alcide De Gasperi ( - ). Palmiro Togliatti naquit dans une famille d'origine piémontaise. Son père, Antonio, ayant renoncé à une carrière ecclésiastique, étudia le droit. Il fut d'abord précepteur avant d'occuper le poste de comptable dans l'administration des Pensionnats nationaux du Royaume et épousa Teresa Viale, une institutrice turinoise. Le couple dut fréquemment voyager à cause des exigences du métier d'Antonio, et Teresa cessa alors de travailler pour se consacrer pleinement à son rôle d'épouse. Ils eurent quatre enfants : Eugenio (1890), Maria Cristina (1892), Palmiro (1893) et Enrico (1900). Eugenio deviendra par la suite un brillant mathématicien donnant son nom à la surface complexe du même nom. Palmiro fut ainsi dénommé car il naquit le dimanche des Rameaux qui, en italien, se dit Domenica delle Palme. Ses parents étaient croyants et, bien qu'allant à la messe chaque dimanche, Palmiro ne se sentit jamais contraint par la foi familiale. En 1897, il fréquenta avec sa sœur l'école élémentaire de Novare, où sa famille s'était alors installée. Il poursuit ses études à Turin et obtient son brevet des collèges à Sondrio en 1902. Il étudie au lycée classique Azuni, à Sassari où il obtient avec sa sœur un certificat d'honneur qui le dispense de passer l'examen final. En 1911, son père décède d'un cancer, ce qui entraîne des difficultés économiques pour cette modeste famille. Teresa se mit à la couture tandis qu'Eugenio, toujours étudiant, donnait des cours à ses cadets pour qu'ils réussissent le concours d'entrée à l'université de Turin, ce à quoi ils parvinrent : Palmiro se plaça en deuxième place et Maria Cristina fut onzième, tandis qu'en neuvième position se trouvait un jeune Sarde, Antonio Gramsci, futur camarade politique de Palmiro.
Aurelio Muttoni, Stefano Guandalini