Le programme Lend-Lease (« Prêt-Bail » en français) était un programme d'armement mis en place par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de fournir aux pays amis du matériel de guerre sans intervenir directement dans le conflit (avant l'entrée en guerre des États-Unis), mettant fin de facto aux lois des années 1930 sur la neutralité. La loi Lend-Lease, votée par 317 voix pour et 71 contre à la chambre des représentants des États-Unis et par 60 voix pour et 31 contre au Sénat, signée le , autorise le Président des États-Unis à « vendre, céder, échanger, louer, ou doter par d'autres moyens » tout matériel de défense à tout gouvernement « dont le Président estime la défense vitale à la défense des États-Unis. » vignette|Curtiss P-40F Warhawk américains livrés à Casablanca, protectorat français du Maroc, pour l'aviation de l'armée d'Afrique de Giraud (groupe de chasse La Fayette héritier des traditions de l'Escadrille La Fayette), le . En , ils furent remplacés par des P-47D Thunderbolt. De 1941 à 1945, les aides américaines se sont élevées à 50,1 milliards de dollars américains. Les principaux bénéficiaires du prêt-bail étaient le Royaume-Uni (31,4 milliards de dollars) et l'Union soviétique (11,3 milliards de dollars). La France libre du général de Gaulle basée à Londres et surtout l'armée d'Afrique du général Henri Giraud basé à Alger (Algérie française) ont également profité de ce programme d'assistance logistique (3,2 milliards de dollars). Il y eut malgré tout un prix à payer. Les autorités américaines dépossédèrent la Grande-Bretagne de ses réserves d'or et de ses investissements outre-mer. Elles restreignirent ses exportations, et les hommes d'affaires américains s'emparèrent de marchés qui jusque-là étaient britanniques. À la suite de l’invasion de la France en et jusqu’à l’invasion de la Grèce par l’Italie, l'Empire britannique était la seule puissance en guerre contre l’Allemagne et l’Italie. Le Royaume Uni avait jusqu'alors payé son matériel militaire en or sous le traité « cash and carry » qu’il avait passé avec les États-Unis.