L'Armée française de la Libération est l'Armée française réunifiée, résultant de la fusion de l'Armée d'Afrique giraudiste et des FFL gaullistes, qui, après avoir participé aux campagnes de Tunisie et d'Italie, débarque avec les Alliés pour reconquérir la France en 1944 et qui entre en 1945 en Allemagne pour obtenir sa capitulation et l'occuper jusqu'en 1955. thumb|Philippe Pétain et Adolf Hitler à Montoire en 1940.|gauche À partir de l'appel à « cesser le combat » lancé sur la radio nationale française le par Philippe Pétain, maréchal surnommé le « héros de Verdun » et de la riposte qu'est l'appel à la résistance lancé sur la radio britannique BBC par De Gaulle le lendemain, divise les militaires rescapés de l'Armée française de 1940. D'un côté, la grande majorité de cette force, l'armée d'armistice qui est loyaliste et obéit au gouvernement installé à Vichy, en « zone libre » (non occupée par l'Armée allemande, bien que le gouvernement leur soit soumis). De l'autre, une force minoritaire, considérée par Vichy comme « rebelle » et dont les dirigeants sont condamnés à mort, les Forces françaises libres (FFL). Les FFL reconnaissent l'autorité de Charles de Gaulle, colonel qui venait d'être nommé général de brigade à titre temporaire sur le champ de bataille, puis sous-secrétaire d'état à la guerre et qui a défendu l'idée de Georges Mandel de continuer le combat avec un gouvernement replié en Afrique française du Nord et en mobilisant l'empire français qui était à l'époque le colonial mondial après celui des Britanniques. thumb|left|Charles de Gaulle et Winston Churchill à Marrakech en 1944. Parti à Londres, le général de Gaulle, proclamé chef de la « France libre » et reconnu comme tel par les Britanniques, décide de continuer la guerre avec l'allié britannique. Auparavant, ce dernier avait rapatrié la plupart de ses troupes présentes en France via Dunkerque. Le , l'AEF, par l'intermédiaire du gouverneur général Félix Éboué, reconnaît l'autorité du général de Gaulle et rejoint, dans le camp de la France libre, les Condominium des Nouvelles-Hébrides, les Établissements français de l'Inde et les Domaines français de Sainte-Hélène.