L'effondrement des tours du World Trade Center a été l'évènement central des attentats du 11 septembre 2001, durant lesquels chacune des tours jumelles a été frappée par le détournement d'un avion de ligne. La tour sud (2 WTC) s'est effondrée à (heure locale), moins d'une heure après avoir été frappée par le , suivie à par la tour nord (1 WTC), près de 100 minutes après avoir été frappée par le . qui se trouvaient à l'intérieur et à proximité des tours ont été tuées, dont 343 sapeurs-pompiers, 23 officiers de police du NYPD et 37 officiers de la police portuaire. À ce bilan s'ajoutent les 147 passagers et membres d'équipage à bord des deux avions ainsi que les 10 terroristes. L'effondrement des tours jumelles a aussi causé d'importants dégâts au reste du complexe et aux bâtiments avoisinants, notamment à la WTC 7 qui s'est à son tour effondrée à . L'Agence fédérale des situations d'urgence (FEMA) a entrepris une étude de la résistance des bâtiments, achevée en mai 2002. Elle concluait que la conception des tours était bonne et attribuait les effondrements à des facteurs échappant totalement au contrôle des constructeurs. Bien qu'estimant nécessaire une étude supplémentaire, la FEMA suggérait que les incendies causés par le crash des avions avaient probablement affaibli les solives des planchers et amorcé les effondrements. Selon ce rapport – ultérieurement contredit par les conclusions du NIST – les étages se seraient détachés de la structure portante des bâtiments et se seraient effondrés les uns sur les autres, entraînant un effondrement progressif. L'enquête initiale de la FEMA a été révisée par une enquête plus détaillée du National Institute of Standards and Technology (NIST), terminée en septembre 2005. Comme la FEMA, le NIST mettait hors de cause la conception du WTC, notant que la sévérité des attaques et l'ampleur des destructions allaient bien au-delà de tout ce qu'avaient pu connaître les villes américaines dans le passé. Le NIST soulignait aussi le rôle des incendies, mais n'attribua pas les effondrements à la défaillance des solives.
Anna-Lena Horlemann, Joachim Rosenthal
Katrin Beyer, Alessandro Dazio