vignette|Fille tenant les citations du président Mao (1968) L’endoctrinement a longtemps été défini comme l’acte d’instruire ou le processus par lequel on instruit, inculque une doctrine, une attitude ou une méthode à des étudiants. Avec l’évolution de la société, le terme est devenu péjoratif, notamment lorsque la raison cède sa place à la foi ou à la soumission : il désigne alors un enseignement qui interdit l’apprentissage ou la simple connaissance d’autres perspectives, ou une doctrine jugée fausse ou dangereuse par ceux qui ne sont pas endoctrinés. L’endoctrinement peut avoir la capacité de dissoudre tout esprit critique chez celui qui le subit. alt=Image d'un membre des jeunesses hitlériennes âgé de 13 ans capturé par l'armée américaine en 1945|vignette|Membre des jeunesses hitlériennes âgé de 13 ans capturé par l'armée américaine en 1945 Les sectes et parfois la politique sont considérées comme deux importants foyers d’endoctrinement. La période préparatoire de formation d’un militaire, aux États-Unis et en Russie, est parfois appelée « endoctrinement » dans un sens non péjoratif. La définition d'un endoctrinement dépend de la doctrine qui lui est associée et donc enseignée. L'enseignement idéal forme des êtres responsables, qui pensent par eux-mêmes, respectent les faits quoi qu'il arrive et sont à l'écoute des autres. Pour Olivier Reboul, tout enseignement qui se détourne de ces buts est un « contre-enseignement » ; il ajoute qu'un professeur risque toujours d'influencer ses élèves soit parce qu'il verse dans la propagande soit, à l'inverse, parce qu'il les lasse. L'endoctrinement est une perversion de l'enseignement qui joue sur les préjugés profonds. À ses deux extrêmes, l'endoctrinement sectaire remplace les préjugés d'un individu par d'autres (l'idéologie du gourou) en passant par la violence psychologique, et l'endoctrinement dit conformiste qui se contente de les renforcer de manière imperceptible. Pour le philosophe Robin Barrow, .