La neuropsychanalyse est un courant qui cherche à faire dialoguer les conceptions de la psychanalyse, de la neuropsychologie, des sciences cognitives. Le fondateur de l'approche psychanalytique, Sigmund Freud, était lui-même neurologue (il s'intéressait à la neuropathologie de la moelle épinière chez Ernest Brücke). Son premier ouvrage sur la névrose devait être lEsquisse pour une psychologie scientifique, explicitant d'un point de vue neuronal le fonctionnement de ce que Freud nomme aussi l'âme, y compris l'inconscient. Cet ouvrage ne fut pas achevé et Freud abandonna le rapprochement de ses théories sur le trauma sexuel avec ses connaissances neurologiques. Il ne tenta plus de lier psychanalyse et neurosciences, mais exprima l'avis que la connaissance du cerveau finirait peut-être par supplanter la psychanalyse. Il n'abandonnait donc le point de vue biologique que par nécessité : Les deux disciplines demeurèrent longtemps sans passerelle, soit que le problème méthodologique soit considéré comme insurmontable, soit que les thèses freudiennes soient considérées comme erronées. Certains psychanalystes et chercheurs en neurosciences exprimèrent cependant l'opinion d'un intérêt quant à un dialogue interdisciplinaire. En 2000 est créée par la Société internationale de neuropsychanalyse, présidée par Mark Solms, professeur de neuropsychologie. L'intérêt pour la neuropsychanalyse semble actuellement cantonné aux pays anglo-saxons et cette discipline ne trouve que très peu d'écho en France. Des scientifiques renommés s'y intéressent cependant, comme Antonio Damasio ou Eric Kandel, prix Nobel de physiologie ou médecine en 2000. Méthode anatomo-clinique Observation des effets d'agents psycho-pharmacologiques La neuropsychanalyse ne propose pas de « doctrine », de théorie centrale, mais plutôt recherche des concepts permettant le dialogue entre des disciplines aux approches différentes. La psychanalyse considère différentes parties du psychisme, selon des topiques : la première topique distingue inconscient, préconscient et conscient, la seconde topique considère un ça, un Moi et un surmoi.