vignette|Des vitres brisées et un mur couvert de graffitis. L'hypothèse de la vitre brisée, souvent appelée théorie de la vitre brisée, à son tour également dite de la fenêtre brisée ou du carreau cassé, broken windows effect en anglais, est une explication statistique mise en avant pour établir un lien direct de cause à effet entre le taux de criminalité et le nombre croissant de fenêtres brisées à la suite d'une seule fenêtre brisée que l'on omet de réparer. Cette théorie qui se rattache concrètement à la criminologie, est reprise en sociologie de la déviance, en sociologie urbaine, et même en sciences sociales. Il s'agit d'un concept ou plutôt d'une analogie, voulant que les petites détériorations que subit l'espace public suscitent nécessairement un délabrement plus général des cadres de vie et des situations humaines qui en relèvent. Souvent utilisée par les partisans de la tolérance zéro, ce principe est fondé sur l'exemple d'un édifice dont une vitre brisée n'est pas immédiatement remplacée. Partant de là, toutes les autres seront cassées peu de temps après parce que la première laisse entendre que le bâtiment est abandonné, ce qui constitue l'amorce d'un cercle vicieux. Parfois, on utilise l'exemple de la voiture rayée pour illustrer le fait que celle-ci se fasse beaucoup plus rayer qu'une voiture n'ayant aucune rayure. La théorie de la fenêtre brisée (Broken window theory) est née d’un article de James Q. Wilson (1931-2012), professeur de science politique à l’université de Californie) et George L. Kelling (professeur de criminologie à l’université de Rutgers dans le New Jersey) paru en 1982 dans une revue grand public sous le titre Broken windows. The police and neighborhood safety. La théorie sera développée en 1996 dans un ouvrage coécrit par Georges Kelling. L’article évoque une expérience à Newark ayant consisté à remplacer les patrouilles de police motorisées par des patrouilles de police à pied.