Koceïla (aussi orthographié Kusayla ou Kasîla) est un roi berbère de la fin du . Il est principalement connu pour avoir résisté à la conquête musulmane du Maghreb, dans la partie orientale de l’actuelle Algérie et la Tunisie moderne, de 683 à 688. À la tête d’une coalition de troupes berbères et byzantines, Koceïla parvient en 683, à détruire un corps expéditionnaire omeyyade mené par le général arabe Oqba ibn Nafi, à Tahouda (près de l'actuelle Sidi Okba), expulser les occupants omeyyades de l’Est de l’Algérie et de la Tunisie moderne, et prendre Kairouan. Il meurt vers 688, battu lors d’une expédition punitive conduite par le général omeyyade Zouhaïr ibn Qaïs, à Mammès, qui reprend Kairouan. Selon l'historien Charles-Emmanuel Dufourcq, le nom Koceïla est une déformation du gentilice latin Caecilius, très répandu en Afrique romaine, et notamment à Volubilis. L’hypothèse est souvent reprise, notamment par l'historien Gabriel Camps, qui estime que le nom Koceïla n'est pas berbère. Pourtant, on retrouve dans cet anthroponyme une structure consonantique KSL parfaitement admissible en berbère. Il existe une racine lexicale berbère KSL, signifiant enlever, emporter, ramasser. Des formes proches existent dans l’onomastique berbère actuelle : Aksil, Aksel, et autres, et des noms proches sont d’ailleurs attestés dans l’histoire berbère antique. L’hypothèse latine de Dufourcq est donc fragile et le nom Koceïla pourrait être d'origine berbère. La forme Kasîla devrait être préféré à Koceïla ou Kusayla, qui résultent d’ajouts hypothétiques à un nom berbère qui a été plus ou moins bien transcrit en arabe. Les historiens Ibn Khaldoun et Ibn Idhari du , considèrent sa ville d’origine comme étant Tlemcen (en Algérie moderne). Cependant, ces récits datent de quelque 700 années après sa mort. L'historien Al-Maliki (), plus proche de l’époque de la conquête musulmane du Maghreb, l’associe uniquement à la région des Aurès (en Algérie moderne). Tandis que l’historien Noé Villaverde Vega, indique qu'il est probablement un roi du royaume d’Altava.