Une ziggurat ou ziggourat est un édifice religieux mésopotamien à degrés présent aussi en Élam, constitué d'un empilement de plusieurs terrasses hautes supportant probablement un temple construit à son sommet. Le terme vient de l'akkadien ziqqurratu(m) (féminin, parfois abrégé en ziqratu, en Assyrie siqurratu ou sequrattu, en idéogrammes sumériens U6.NIR), dérivé du verbe zaqāru, « élever », « construire en hauteur ». On peut donc le traduire par « la très haute ». Il s'agit d'un type de monument caractéristique de la civilisation mésopotamienne, dont le souvenir a survécu bien après sa disparition grâce au récit biblique de la tour de Babel, inspiré par la ziggurat de Babylone. thumb|La ziggurat de Chogha Zanbil, située à au sud-est de Suse (Iran), la mieux conservée de nos jours. Depuis la mise au jour des grandes capitales mésopotamiennes, plusieurs de ces bâtiments ont pu être analysés, même s'il n'en reste plus d'intacts, beaucoup étant très délabrés et se présentant sous l'aspect de collines, tandis que d'autres ont complètement disparu. La civilisation mésopotamienne en a également laissé peu de descriptions, que ce soient des textes ou des images. Certaines ziggurats (avant tout celle de Babylone) sont mentionnées par des auteurs grecs (Hérodote et Ctésias). Si leur aspect général est maintenant assez bien connu, il existe toujours des points d'ombre quant à leur signification et à leur fonction en l'absence de texte explicite à ce sujet. Historiquement et du point de vue architectural, on voit couramment dans les ziggurats les héritières des édifices cultuels qui sont bâtis sur des terrasses en Basse Mésopotamie. Cette filiation a longtemps reçu des critiques, mais elle paraît aujourd'hui admise. Cependant les limites entre les édifices qualifiés de ziggurats et ceux les ayant précédés ne sont pas fixées de la même manière selon les spécialistes. thumb|upright=1.2|Plan de la « ziggurat d'Anu », temple sur terrasse d'Uruk dans les derniers siècles du millénaire.