Nicolas , également connu sous le nom Nicolas Petrović-Njegoš (en serbe cyrillique : Краљ Никола I Петровић Његош), est né le à Njeguši, au Monténégro, et mort le au Cap d'Antibes, en France. Il est prince souverain du Monténégro de 1860 à 1910 puis roi du pays de 1910 jusqu'à sa déchéance officielle en 1918, les représentants du royaume ayant voté l'intégration du royaume dans le royaume de Serbie. Nicolas de Monténégro est le fils du prince Mirko Petrović Njegoš (1820-1867), grand-duc de Grahovo, et d'Anastasia Martinović (1824-1895). Par son père, il est donc le neveu et l'héritier du dernier prince-évêque de Monténégro Danilo de Monténégro (1826-1860). Nicolas fait ses études au lycée Louis-le-Grand, à Paris. Proclamé prince souverain à la mort de son oncle en 1860, il épouse peu de temps après Milena Vukotić, qui lui donne douze enfants. Une fois devenus adultes, la plupart de ceux-ci noueront de brillantes unions matrimoniales à l'étranger, ce qui vaudra à Nicolas d'être surnommé le « beau-père de l'Europe ». En 1869, Nicolas instaure l'ordre de Saint-Pierre de Cetinje. En 1876, le Monténégro profite du soulèvement de la Bosnie-Herzégovine contre l'Empire ottoman pour réclamer à son tour son indépendance et participe à la guerre serbo-turque de 1876-1878 qui aboutit à une défaite. Le petit pays s'allie ensuite avec la Russie et profite de la guerre russo-turque de 1877-1878 pour agrandir son territoire. Le Monténégro obtient finalement son autonomie lors du traité de San Stefano le , ainsi qu'un accès à la mer Adriatique lors du congrès de Berlin le suivant. En 1900, Nicolas prend le prédicat d'Altesse royale. Il octroie sa première constitution au Monténégro en 1905 et instaure, l'année suivante, une monnaie, le perper. Le prince contribue également à introduire la liberté de la presse et promulgue un code pénal. Le 0, sur la proposition du Parlement, il adopte le titre de roi du Monténégro. Nicolas fait participer son pays à la Première Guerre balkanique et le traité de Londres agrandit le pays.