vignette|droite|Carte de la Mésopotamie avec les frontières des États modernes, l'ancien tracé du littoral du golfe Persique et les sites des grandes cités antiques. vignette|droite|Localisation des principales cités de Mésopotamie à l'époque historique. Larsa (ou Larag ou Larak), qui est appelé aujourd'hui Tell Senkerah (en arabe : tall sankara, ar) en Irak, était une cité de Mésopotamie, capitale d'un royaume amorrite. Elle est située à quelque au sud-est des ruines d'Uruk. Larsa est mentionnée dans des inscriptions sumériennes antérieures au règne de Ur-Gur, entre 2700 et , qui construisit et restaura la ziggourat d'É-babbar, le temple de Shamash. Elle est parfois identifiée à la ville biblique d'Ellasar. thumb|left|200px|Estampe pour les briques de fondation de l'Ebabbar, v. , musée du Louvre. Le site de Larsa est occupé à l'époque de Djemdet-Nasr (v. 3000-), période pour laquelle ont été retrouvés trois sceaux-cachets. L'idéogramme désignant la ville apparaît également dans des impressions de sceaux de cette période mises au jour sur le site de Djemdet-Nasr, aux côtés de ceux d'autres cités majeures du Sud mésopotamien, peut-être une attestation d'une ligue formée par ces cités, dans un but cultuel ou autre. Avec la destruction par l'Élam de l'Empire d'Ur et la mort de son roi Ibbi-sîn (2009-), la ville va devenir indépendante. Selon une liste dynastique tardive, la Liste des rois de Larsa, le royaume de Larsa aurait été fondé par un dénommé Naplânum, huit ans avant la proclamation d'indépendance du royaume d'Isin par Ishbi-Erra, soit vers Sous le règne de Gungunum (1932–), cinquième roi de Larsa, le royaume prend de l'envergure : Gungunum guerroie en Élam et, la huitième année de son règne, conquiert Ur puis Dêr, Suse, Lagash et peut-être Uruk. La politique de conquête se poursuit sous son fils Abi-sarê et le successeur de ce dernier, Sumu-El. En , Kudur-Mabuk, chef d'une tribu amorrite nomade, profite de la lutte entre Isin et Larsa pour prendre d'assaut cette dernière, qu'il confie à son fils Warad-Sîn.