Les Silphidae forment une famille d'insectes de l'ordre des coléoptères et de la super-famille des Staphylinoidea. Il s'agit d'une petite famille qui ne comprend pas plus de 200 espèces. On y retrouve deux sous-familles : les Silphinae et les Nicrophorinae. Ces insectes sont généralement retrouvés dans les régions tempérées. Quelques espèces sont mentionnées dans les climats plus tropicaux. Les Silphidae se nourrissent de matières organiques en décomposition, comme les cadavres d'animaux. À cause de leur mode de vie nécrophage, ils sont d'une grande importance dans la médecine légale. Leur présence dans un corps en décomposition permet d'estimer l'intervalle de temps post-mortem (IPM). Certaines espèces sont connues pour avoir des comportements parentaux. Leur taille varie de . Cette famille a été décrite par l'entomologiste français Pierre André Latreille en 1806. Silphales (Latreille, 1806) Necrophoridae (Kirby, 1837) Le mot «Silphide» serait apparu au dans les œuvres de Paracelse et se réfère à une race d'esprits immortels et sans âme qui habitent l'air. Le mot est également lié au latin «sylva» qui signifie «jeune fille mince et gracieuse». En grec, il signifie «nymphe de lumière, mouvement aérés». On retrouve les silphidae pratiquement partout à travers le monde et ils sont surtout abondants dans les zones tempérées. Ils y sont également plus diversifiés. Ils sont assez rares dans les zones tropicales mais on retrouve des espèces endémiques de ce type de région. À ces endroits, la présence des fourmis, des mouches et d'autres charognards comblent leur niche écologique et pourraient expliquer leur absence dans ces régions. Les adultes Silphidae sont nécrophages, nécrophiles ou prédateurs. On les retrouve dans les quatre stades de décomposition d'un corps mort : frais, ballonné, putréfié et sec. Les adultes semblent préférer lorsque le cadavre est ballonné ou encore en état de putréfaction. C'est d'ailleurs pendant ces étapes de décomposition qu'ils pondront leurs œufs à l'intérieur du corps.