droite|vignette|Du café décaféiné de 1934. La décaféination est l'extraction de caféine de grains de café, de maté, de cacao, de feuilles de thé ou de tout autre produit contenant de la caféine. Ce procédé industriel peut faire intervenir : une extraction par un solvant organique ; une extraction par un fluide supercritique (du dioxyde de carbone) ; une extraction à l'eau. La première méthode, qui a été utilisée pendant des années, tend à être remplacée par la deuxième pour des raisons de santé (traces résiduelles de solvants), d'impact sur l'environnement, de coût et de saveur. La dernière est la moins efficace et peut dénaturer le goût. Ces trois procédés sont décrits ci-dessous dans le cas de la décaféination du café. C'est le procédé classique qui repose sur la solubilité différentielle (coefficient de partage) de la caféine. La caféine du café est dissoute dans le solvant organique, généralement un solvant chloré (chloroforme, trichloréthylène et dichlorométhane), qui est ensuite éliminé par distillation. L'utilisation du dichlorométhane est réglementée en Europe et aux États-Unis, par le biais des normes ci-après : Europe : Directive européenne 2009/32/CE du 23 avril 2009, Annexe I, partie II, qui établit une limite maximale de 2 parties par million (mg/kg) dans le café torréfié ; États-Unis : F.D.A. Code des règlements fédéraux, titre 21, chapitre 1, sous-chapitre B, part. 173, sec. 173.255 – “Le chlorure de méthylène peut être présent : ... dans le café, en quantité résiduelle, résultant de son utilisation comme solvant... En quantité non supérieure à 10 parties par million (0,001%) dans le café décaféiné torréfié et dans l'extrait de café soluble décaféiné." Des solvants organiques tels que l'acétate d'éthyle présentent bien moins de risques pour la santé et l'environnement que les solvants aromatiques et chlorés utilisés par le passé. Une autre méthode consiste à utiliser les huiles triglycéridiques obtenues lors de la mouture du café.
Guglielmo Milan, Fernando Castañeda, Luca Massera