Un ancien est, dans le Nouveau Testament et dans les églises chrétiennes, un des responsables d’une église locale. Le terme désigne dans le Nouveau Testament un responsable d’une église chrétienne locale. C’est ainsi qu’a été traduit le terme grec presbuteros. Son emploi dans les premières églises palestiniennes vient de la tradition des synagogues qui étaient administrées par un conseil d’anciens, impliquant d’emblée une certaine collégialité. Mais l’appellation ‘ancien’ était déjà bien connue dans l’Ancien Testament et dans l’antiquité du Moyen-Orient, où elle désignait ceux qui avaient pour fonction d’administrer la justice et de diriger le peuple au niveau local, ou tribal ou à l’échelle de la nation. Plus tard, à l’époque romaine (à partir du et jusque 70 ) le Grand Sanhédrin de Jérusalem, qui gérait les affaires religieuses en Judée était composé de grands-prêtres, mais aussi d’anciens choisis parmi le peuple. Il fallait avoir plus de trente ans pour prétendre à cette fonction. Dans le Nouveau Testament, le terme ancien ne se distingue pas forcément d’autres noms utilisés pour désigner les responsables de l’église. En effet, l’ancien y est aussi appelé évêque (episcopos), et sa charge inclut de ‘faire paître l’Eglise de Dieu’ (Actes des Apôtres 20,28). Il est donc aussi ‘pasteur’ en ce sens. La première église chrétienne, en Palestine, s’est inspirée d’un modèle plutôt collégial ou oligarchique courant dans la culture gréco-romaine, sans relation hiérarchique a priori (sans exclure non plus la prééminence de certains). Dans d’autres régions, les églises se sont inspirées du modèle associatif qui existait à l’époque dans le monde grec, un rôle plus important pouvait être attribué à un surveillant et chef de la synagogue (l’épiscope). On voit donc ici la souplesse et l’adaptabilité des premières églises chrétiennes par rapport à leur environnement. Les qualifications nécessaires au ministère d’ancien sont indiquées dans trois textes du Nouveau Testament : 1 Timothée 3,1-7, Tite 1,5-9 et 1 Pierre 5,1-4.