La méthylènedioxypyrovalérone (MDPV) est une drogue psychostimulante hautement addictive de la famille des cathinones. Elle a été pour la première fois développée dans les années 1960 par une équipe de Boehringer-Ingelheim. C'était depuis resté un composé inconnu jusqu'à ce qu'il soit popularisé à partir de 2004 sous le nom de « sels de bain » ou vendu comme nouveau produit de synthèse (en). Elle est liée chimiquement à la pyrovalérone, un médicament stimulant abandonné en raison de son risque d'abus important. La pharmacologie de la MDPV est relativement peu connue et explorée. Il semblerait toutefois qu'elle agisse, de manière similaire, à d'autres stimulants tels que la cocaïne, l'amphétamine et la plupart des molécules appartenant à la famille des cathinones (dont les analogues de la pyrovalérone), comme un inhibiteur de la recapture de la dopamine et de la noradrénaline. Cependant, elle diffère d'autres cathinones de synthèse par la présence d'un cycle pyrrolidine qui lui confère son pouvoir d'inhibiteur de la capture des catécholamines par leurs transporteurs, mais également par une action sur l'élimination de la dopamine, à l'instar de la cocaïne. Elle possède un risque d'abus extrêmement élevé, ce qui a été observé chez le rat et chez l'homme. La MDPV est métabolisée par les cytochromes CYP450 2D6, 2C19, 1A2 dans le foie en méthylcatéchol et en pyrrolidine, ainsi que sous forme inchangée. Ces dérivés vont être glucuronoconjugués. On peut notamment citer : euphorie ; énergie et motivation ; sensation de bien-être ; augmentation de la sociabilité ; accélération de la pensée, stimulation intellectuelle, qui aboutit, à terme, à une désorganisation de la pensée ; augmentation de la concentration (trouble de la concentration à trop forte dose) ; modification de la libido, prolongation de l'orgasme ; diminution du besoin ressenti de sommeil. De très nombreux effets indésirables peuvent apparaître fréquemment, comme : la tachycardie, la vasoconstriction, l'hypertension artérielle, l'anxiété parfois extrême, la paranoïa et la psychose.