Léonidas (en grec ancien : / Leônidas), né vers 540 et mort en 480 av. J.-C., est le roi agiade de Sparte de 489 à 480. Il est resté célèbre pour son opposition héroïque face aux Perses lors de la bataille des Thermopyles, durant laquelle il trouve la mort. Léonidas est le troisième fils du roi Anaxandridas II ; ses frères sont Dorieus, son aîné, et Cléombrote, son cadet. Cléomène , le plus âgé, est quant à lui son demi-frère. Il épouse d'ailleurs la fille de ce dernier, Gorgô, avec laquelle il a un fils, son successeur, le roi Pleistarchos. Le règne de Léonidas débute avec le suicide de Cléomène. Bataille des Thermopyles Dans les années 490 av. J.-C., le roi achéménide Darius prépare une invasion de la Grèce continentale. Se trouve alors à sa cour le roi spartiate en exil Démarate. Selon Hérodote, ce dernier prévient ses concitoyens d'une attaque imminente par un message secret, ce qui pousse Sparte à demander conseil à l'oracle de Delphes. Conformément à la tradition, Apollon fournit une réponse ambiguë : En d'autres termes, ou bien Sparte perdra son roi pendant la bataille, ou bien elle sera conquise. Aucun roi spartiate n'étant jamais mort à la guerre, le message est très décourageant pour la cité. Sparte décide alors d'envoyer deux hérauts choisis parmi l'aristocratie pour se rendre auprès de Xerxès qui a succédé à Darius. Selon Hérodote, il s'agit d'apaiser la « colère de Talthybios », héraut légendaire de l’Iliade, qui s'abat sur Sparte après que la cité a mis à mort le héraut envoyé par Darius en 492 av. J.-C.. Plus prosaïquement, il s'agit probablement de rechercher une issue diplomatique plutôt que militaire à la crise. Xerxès refuse tout compromis et ne prend même pas la peine de réclamer la terre et l'eau, symboles de la suzeraineté achéménide. À l'automne 481, ce que l'historiographie appelle la Ligue hellénique se réunit sur l'isthme de Corinthe et choisit Sparte à sa tête. Elle décide l'envoi d'une force armée sous le commandement de Léonidas pour défendre le défilé des Thermopyles, afin de retenir les Perses et laisser à la flotte grecque le temps de se replier au-delà du détroit que forme l'Eubée avec le continent.