Quintilien (en latin Marcus Fabius Quintilianus) est un rhéteur et pédagogue latin du Il est l'auteur d'un important manuel de rhétorique, l'Institution oratoire, dont l'influence sur l'art oratoire se prolongea pendant des siècles. Quintilien est né vers 35 , à Calagurris Nassica (aujourd'hui Calahorra), près de Logroño, dans la province romaine de Tarraconaise. Le jeune Quintilien fait ses premières études à Rome où son père exerce la profession de rhéteur ou d'avocat. Il y acquiert une culture générale complète en suivant les leçons de Remmius Palæmon pour la littérature et de Domitius Afer et Servilius Nonianus pour l'éloquence. Avocat à Rome pendant quelques années, il regagne la péninsule ibérique en 61 avec Galba, que Néron vient de nommer gouverneur de la province de Tarraconaise. Pendant sept ans, il y est professeur d'éloquence et avocat. Il rentre à Rome en 68, après l'assassinat de Néron, lorsque Galba est nommé empereur : il y exercera la double profession de rhéteur et d'avocat pendant vingt ans. Lorsque Vespasien accède au pouvoir en l'an 69, il décide de promouvoir un enseignement public. Son choix se porte naturellement sur Quintilien, qui devient donc le premier professeur officiellement rémunéré par l'administration romaine. Son école de rhétorique va devenir l'une des plus courues de la capitale, rassemblant les fils de bonnes familles. Il touche environ sesterces par an. Homme de confiance et ami de Pline l'Ancien, il compte, parmi ses élèves, Pline le Jeune, les neveux de Domitien, les petits-fils de l'impératrice Domitilla, peut-être même Tacite. Après vingt années d'enseignement, il se retire de la vie publique en 89 après avoir obtenu plusieurs distinctions : les ornements consulaires et le laticlave (bande pourpre qui ornait la tunique des sénateurs romains). La fin de sa vie est marquée par une série de drames familiaux : en 89, il perd sa femme âgée de 19 ans ; en 90, il perd son premier fils âgé de cinq ans ; en 95, il perd son second fils âgé de dix ans.