La campagne du Gabon ou bataille de Libreville est une campagne militaire qui eut lieu au Gabon, en novembre 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle se termina par la prise de Libreville au Gabon par les Forces françaises libres (FFL) sous les ordres du général de Gaulle et le ralliement à la France libre de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) qui devient avec le Cameroun l'Afrique française libre. Le , le général de Gaulle arrive à Douala, avant d'autoriser, le 12 octobre, la mise en place de plans pour l'invasion du Gabon. Il désirait utiliser l'Afrique-Équatoriale française (AEF) comme base arrière d'où il pourrait lancer des attaques contre la Libye, contrôlée alors par les forces de l'Axe, mais qui servirait également à surveiller la situation au Tchad, au nord. Le 27 octobre, les Forces françaises libres (FFL) traversent le Gabon et prennent la ville de Mitzic. Le 5 novembre, la garnison vichyste de Lambaréné capitule alors que le gros des Forces françaises libres (FFL), sous les ordres du colonel Leclerc et du chef de bataillon Koenig, quittent Douala, au Cameroun français, pour prendre Libreville (Gabon). Le , le coule le sous-marin Poncelet appartenant aux forces de Vichy. Les hommes de Koenig, comprenant des soldats de la Légion étrangère (avec notamment la ), des tirailleurs sénégalais et des Camerounais, débarquent à la Pointe La Mondah. Le 9 novembre, des Lysanders partis de Douala bombardèrent l'aérodrome de Libreville. Koenig rencontre une importante résistance à l'approche de la ville, mais parvient à s'emparer de l'aérodrome. Les Forces navales françaises libres (FNFL), à bord de l'aviso colonial Savorgnan de Brazza, attaquent et coulent l'aviso colonial Bougainville. Le 12 novembre, le reste des forces de Vichy capitule à Port-Gentil à la suite de l'arrivée par avion de deux gaullistes en ville, en réalité non-mandatés, mais prétendant précéder une troupe d'assaut plus grande. Le gouverneur Masson se suicide par désespoir.