Le peuple des Tharus est un groupe ethnique de langue indo-aryenne vivant principalement dans le Teraï, une région méridionale du Népal, pays duquel il représente environ 7 % de la population (1 700 000). Dans les régions transfrontalières indiennes de l'Uttarakhand et de l'Uttar Pradesh, ils sont respectivement et . Les Tharus sont majoritairement hindous (87 %) et bouddhistes (13 %). Selon une légende des Rana Tharus, le peuple serait d'origine rajput. À la suite de l'invasion des Moghols dans le Rajasthan en Inde, au , les Rajputs entrèrent en conflit avec un roi musulman qui voulait épouser une jeune Rajput. Tandis que les hommes restèrent pour se battre, les femmes et les enfants s'enfuirent vers le Népal, et se réfugiaient dans le Teraï, au sud du Népal, une région à l'époque couverte de forêt. On raconte aussi que les femmes qui apprenaient que leurs hommes ont perdu le combat, épousèrent les esclaves qui les avaient accompagnées. Certains ethnologues pensent qu'ils sont d'origine mongoloïde. Les Tharus furent protégés du monde extérieur par les moustiques porteurs de la malaria. Cette maladie mortelle qui fut très répandue dans la région, a éloigné les étrangers. Les Tharus ont développé une résistance naturelle contre la maladie. Dans les années 1950, le DDT qui fut introduit dans le Teraï, a éradiqué la malaria. Ce qui a permis aussi aux étrangers de s'y installer et de raser progressivement la forêt. Les Tharus vivent essentiellement d'agriculture, d'élevage et d'un peu de pêche qu'ils pratiquent dans des mares ou des rivières avec de grands filets traditionnels. Ils font presque tout avec leurs mains. Les maisons sont faites à partir de bambou, puis recouvertes de terre et de bouse de vache. Les femmes fabriquent toutes sortes d'objets, comme la jarre, qui sert à conserver les céréales. Elles font aussi de la sculpture de terre et d'argile, de la peinture murale, et fabriquent aussi des robes colorées et des bijoux qu'elles portent traditionnellement lors des fêtes et des cérémonies.