vignette|Les Pays de Frise |alt=Carte, des découpages territoriaux le long d'une côte. On appelle Liberté frisonne ou Liberté des Frisons (en frison oriental : Fryske frijheid ; en néerlandais : Friese Vrijheid) le régime politique existant du dans les régions de peuplement frison du Saint-Empire romain germanique (actuelles provinces de Hollande-Septentrionale, de Frise et de Groningue aux Pays-Bas et région de Frise orientale en Allemagne). Ce régime, qui se caractérise par l’absence de la féodalité et du servage, est alors exceptionnel en Europe occidentale. Durant la période de « Liberté frisonne », la contrée n’avait pas de seigneur souverain propriétaire et administrateur du pays. La Liberté frisonne se développa dans le cadre de disputes répétées pour les droits de la noblesse locale. Les régions de peuplement frison originel, conquises par les Francs au , sont difficilement intégrées à l'Empire carolingien (de même que les pays de peuplement saxon) et christianisées assez tardivement. Dans le cadre du partage de l'empire par les fils de Louis le Pieux en 843 (traité de Verdun), elles relèvent soit de la Francie médiane (puis de la Lotharingie), soit de la Francie orientale, et par la suite sont intégrées au Saint-Empire après l'avènement d'Otton Ier (962). Sur le plan religieux, elles dépendent soit de l'évêché d'Utrecht (créé en 696), soit de l'évêché de Hambourg (831), tous deux dépendant de l'archidiocèse de Cologne. Sur le plan politique, la Frise occidentale constitue un comté de l'Empire (Kennemerland, puis comté de Frise occidentale), puis, au apparaît le comté de Hollande juste au sud ; au-delà de l'actuel Zuiderzee, apparaît le duché de Saxe (correspondant aux territoires de la Westphalie, de la Basse-Saxe et du Schleswig-Holstein). Une autre version prétend que cette Liberté aurait été octroyée à par Charlemagne dans ses Kareslprivilege en récompense de la conquête de Rome. Diverses sources ont parlé des Kareslprivilege, encore appelés Magnuskerren.