Le relativisme culturel est l'idée que les croyances et les pratiques d'une personne doivent être comprises en fonction de sa propre culture. Les partisans du relativisme culturel ont également tendance à soutenir que les normes et les valeurs d'une culture devraient être analysées et évaluées à l'aide des normes et des valeurs de cette culture. Selon cette idée, le sens et la valeur des croyances et des comportements humains n’ont pas de références absolues qui seraient transcendantes. Bien qu'il n'ait jamais lui-même employé le terme, l'anthropologue américain Franz Boas fut l'un des premiers à formuler ce concept en 1887 : "la civilisation n'est pas quelque chose d'absolu, mais ... est relative, et ... nos idées et conceptions ne sont vraies que dans le cadre où notre civilisation s'étend", s'opposant en cela aux tenants de l'universalisme. Les étudiants de Boas établirent par la suite comme champ de recherche anthropologique ce concept de relativisme culturel. La première utilisation connue du terme a été faite par le philosophe et théoricien social Alain Locke en 1924 dans l'Oxford English Dictionary pour décrire ce qu'il définit comme le «relativisme culturel extrême» de Robert Lowie, trouvé dans le livre de 1917 de ce dernier, Culture and Ethnology. Le relativisme culturel est parfois ramené à sa composante de relativisme moral ou éthique, doctrine selon laquelle il n'est pas possible de déterminer une morale absolue ou universelle, mais que les valeurs morales ne valent qu'à l'intérieur de frontières culturelles, où le code moral est le produit des coutumes et des institutions du groupe humain considéré. Le relativisme linguistique est une forme de relativisme culturel qui considère que le langage influence notre vision du monde et que, par conséquent, les représentations mentales d'individus parlant des langues distinctes diffèrent aussi ; c'est l'hypothèse dite de Sapir-Whorf. Le relativisme culturel est une thèse peu défendue avant le .

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Culture
vignette|414x414px|Pétroglyphes de la réserve de Gobustan, Azerbaïdjan datant de av. J.-C. indiquant une culture florissante. Ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO est considéré comme de « valeur universelle exceptionnelle ». En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature. En sociologie, comme en éthologie, la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d'individus » et comme « ce qui le soude », c'est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et inventé.
Relativisme moral
Le relativisme moral ou relativisme éthique est la doctrine philosophique qui consiste à considérer que les valeurs morales ne peuvent être évaluées objectivement. Cette position affirme que ce qui est considéré comme bon ou mauvais dépend des normes, des valeurs et des croyances. Tout jugement moral serait ainsi exclusivement tributaire du contexte culturel ou individuel de sorte qu'aucune considération morale universelle ne pourrait être établie.
Émique et étique
En anthropologie, en folkloristique, en sciences sociales et en sciences du comportement, les adjectifs émique et étique (parfois écrits « émic » et « étic », voire « emic » et « etic ») qualifient deux types de recherche sur le terrain et les points de vue qui en découlent : émique, de l'intérieur du groupe social (c’est-à-dire du point de vue de l'objet d’étude) ; étique, de l'extérieur (c’est-à-dire du point de vue de l'observateur).
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