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Les élections fédérales canadiennes de 2006 se déroulent le afin d'élire les députés de la à la Chambre des communes du Canada. Le Parti conservateur du Canada remporte une pluralité de sièges : 40,3 % des sièges, c'est-à-dire 124 sur 308, 25 de plus que les 99 obtenus lors des élections de 2004, et 36,3 % des suffrages (une hausse de 6,7 % depuis le 29,6 % aux élections de 2004). Il en résulte un gouvernement minoritaire mené par le Parti conservateur avec Stephen Harper en tant que nouveau premier ministre du Canada, mettant fin à plus de 12 ans de pouvoir par les libéraux. Le des ministres devient alors le gouvernement minoritaire s'appuyant sur la plus faible majorité relative de l'histoire du Canada. Les élections générales consistent à élire la de la Chambre des communes, et à déterminer indirectement le nom du prochain premier ministre et de son futur cabinet, le gouvernement étant formé par le parti politique ou la coalition la plus apte à commander la confiance de la Chambre (habituellement, il s'agit du parti avec le plus de députés élus). Cette élection, inhabituelle du fait qu'elle se déroule en hiver, a été déclenchée à la suite d'une motion de censure adoptée le . Le lendemain, le premier ministre Paul Martin s'est rendu à la résidence de la gouverneure générale Michaëlle Jean qui a consenti à dissoudre le parlement, comme le veut la tradition. La campagne dura près de huit semaines, la plus longue en deux décennies, afin de faire une trêve entre Noël et le jour de l'an. Plusieurs observateurs ont considéré que des évènements politiques récents, notamment les témoignages rendus à la commission Gomery qui enquêtait sur le scandale des commandites, ont affaibli les libéraux (qui, sous Martin, formaient jusque-là un gouvernement minoritaire) en lançant des allégations sérieuses de corruption criminelle au sein du parti. Bien que l'élection n'était pas légalement obligatoire avant 2008, l'opposition disposait de suffisamment de voix pour forcer la dissolution du parlement avant cette date.